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« L’année 2024 nous donne des raisons d’être optimistes »

Territoire. Lors de ses vœux, la CPME 21 par la voix de son président Geoffroy Secula, s’est félicité de la bonne entente entre l’organisation syndicale et la métropole dijonnaise, qui se concrétisera notamment en février par la signature d’un Pacte territorial pour la réussite de l’achat public.

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Photo de Geoffroy Secula
Geoffroy Secula, patron de la CPME 21, a exhorté les élus et notamment les parlementaires présents à œuvrer pour « diminuer le coût du travail ». (Crédit : JDP)

La CPME 21 a ouvert le bal des cérémonies des vœux à Dijon. Salle de Flore, devant une assemblée fournie de chefs d’entreprises, élus de la ville de Dijon, de la métropole, du département de la Côte-d’Or et de la région BFC et deux parlementaires (Benoît Bordat et Didier Paris, majorité présidentielle), c’est François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon métropole qui a pris la parole le premier pour souligner que « la réussite des TPE/PME est la condition » de la croissance de la métropole, de la région et du pays, se félicitant d’une conjoncture favorable qui a vu en 2023 la création de 976.000 TPE/PME.

François Rebsamen a pu assurer l’auditoire que la ville comme la métropole supporteraient l’activité économique, comme cela a pu être le cas avec le Fonds de relance post-Covid (1,5 million d’euros de subventions), et évidemment le « small business act » (SMA), prévoyant, dans le respect du code, la « préférence régionale » aux entreprises répondant aux marchés publics. Ce SMA devrait se voir renforcer en février avec la signature d’un Pacte territorial de réussite de l’achat public pour soutenir les entreprises de métropole - un projet évoqué lors du conseil municipal du 18 décembre dernier. Une « initiative de la métropole », a poursuivi Geoffroy Secula, président la CPME 21 qu’il « remercie pour le travail accompli. L’objectif de ce pacte, cet engagement à faire travailler des entreprises du territoire à travers la commande publique, est de prendre en compte l’apprentissage dans les critères de notation, la mise en place d’un contact unique et d’une commission de suivi pour aider à élaborer les critères métiers et mesurer l’efficacité du dispositif ».

Les entreprises seront destinataires d’informations et des réunions programmées pour « former les entreprises de la métropole à répondre aux consultations des marchés publics ». Le SMA existe aussi à l’échelle départementale et la CPME souhaiterait le voir dupliquer à celui de la région.

Faciliter l’entreprise

Lever les freins de l’entrepreneuriat semble être le souhait de Geoffroy Secula pour 2024. Saluant la réforme de l’assurance chômage, il attend aussi « que les entreprises puissent disposer de moyens pour que des contrôles efficaces soient réalisés sur la fraude à l’arrêt de travail ». Il a également souligné « les lourdeurs et les aberrations administratives qui pèsent sur notre économie : délais de raccordement en électricité, refus de permis de construire pour un simple oubli ou un problème de communication entre les services de l’administration, refus aussi sans connaître les raisons malgré les cohérences avec le PLU ou impossibilité d’obtenir une autorisation de regroupement familial dans le délai imparti »

Les transitions, une opportunité à saisir

« L’année 2024 nous donne malgré tout des raisons d’être optimistes, a assuré le président de l’organisation patronale. Les transitions énergétiques, écologiques et numériques sont porteuses d’espérance et surtout de volumes d’activités à moyen et long termes. Ces transitions sont de véritables opportunités pour les TPE/PME qui peuvent se différencier par leur agilité mais à condition qu’en matière d’écologie, les mesures mises en place soient incitatives et qu’en matière d’énergie un cap fiscal clair soit fixé à horizon 20 ans ». Dans un contexte géopolitique plus que menaçant et incertain - élections aux États-Unis, et élections européennes, deux scrutins dont les résultats décideront de l’issue de la guerre en Ukraine - regarder au plus près des entreprises permet en effet de garder un peu d’espoir...