Informations régionales économiques et juridiques
92e année

Anne Chaineaux

Partenaire de ses clients

Du CIC à la Caisse d’Épargne, en passant par le LCL, Anne Chaineaux a fait l’essentiel de sa carrière en gestion privée et en banque privée. Gestionnaire de portefeuille et de patrimoine, elle a pris, il y a quelques mois, la direction de la Banque Privée au sein de la Caisse d’Épargne Bourgogne Franche-Comté.

Depuis le 1er avril, Anne Chaineaux dirige la Banque Privée de la Caisse d’Épargne Bourgogne Franche-Comté. De nouvelles responsabilités qui s’inscrivent dans le parcours d’une dijonnaise que se serait bien vue, à l’origine, gestionnaire de patrimoine indépendante. « Quand j’étais en master, je ne voulais pas travailler dans la banque, je voulais être gestionnaire de patrimoine indépendante. Nous avions des interventions de professionnels dans nos cours et certains m’ont dit que c’était compliqué parce qu’il fallait quand même se faire un réseau et tout ce qui s’en suit avant d’être à son compte. Donc je m’étais dit que j’allais faire mes armes dans la banque quelques années avant de me mettre à mon compte, développe-t-elle. Et je suis finalement restée dans la banque, parce qu’il y a aussi un cadre, une structure, des clients qui existent… nous ne sommes pas tout seul et cela me convient finalement mieux ».

« Notre clientèle a besoin de diversifier davantage ses placements parce qu’elle peut sensiblement avoir déjà pas mal de choses »

Parisienne d’origine, c’est à Dijon qu’elle a grandi, passant son enfance et une partie de ses études jusqu’à son départ, après une prépa au Lycée Carnot, pour intégrer l’école Neoma à Rouen. Alors en deuxième année d’école, c’est par le biais de la Société générale- exposant ses emplois lors d’un forum de l’emploi - qu’elle a découvert la gestion de patrimoine. « À l’époque, les marchés financiers m’intéressaient aussi beaucoup, se souvient-elle. Nous avons eu un choix à faire entre deux options, à savoir la finance d’entreprises ou la finance de marchés. Le père d’une amie nous a conseillé de prendre plutôt la finance d’entreprises pour bénéficier d’une formation plus complète nous ouvrant ensuite plus de portes ».

Alors que les seules pistes de travail, à l’issue de cette spécialisation, étaient dans l’audit, elle a décidé de s’inscrire à la faculté de Lyon 3 pour renforcer ses études d’un master 2 en gestion de patrimoine : « C’était un métier qui me permettait d’allier la finance à la gestion. Et je me suis dit que dans le cas où la gestion de patrimoine ne me plairait pas, je pourrais toujours retourner dans les métiers de l’audit ».

Retour à Dijon

Finalement, après son stage de fin d’études au CIC, l’ex-Lyonnaise de banque lui propose un contrat. Un premier poste à Saint-Etienne avant de revenir à Dijon pour ne plus en repartir. « Je suis restée très longtemps chez LCL avant d’arriver à la Caisse d’Épargne. J’y faisais notamment de la gestion de portefeuille au sein de la banque privée de LCL. J’ai fait l’essentiel de ma carrière en gestion privée ou en banque privée, avec un passage obligé à la direction d’agence sur le pro. On m’avait fait comprendre que c’était quand même bien d’avoir vu tout ce qui existait si on voulait pouvoir accéder à des fonctions un peu plus importantes. »

« La vie a fait que je suis toujours restée à Dijon, mais l’appel de la mer se fait de plus en plus sentir. »

De la force du conseil, Anne Chaineaux n’hésite pas à afficher son intérêt particulier pour les montages financiers qu’elle juge de plus en plus complexes et qui allient à la fois le financement et le placement : « En gestion privée, on pense qu’on ne gère que les actifs de nos clients, mais pas du tout… ils ont aussi besoin de financements et nous les accompagnons sur cette partie. C’est très important d’avoir des solutions adaptées. »

Une faculté qui se retrouve particulièrement en banque privée qu’elle compare à du sur-mesure. « La fiscalité évolue tous les ans, le cadre juridique peut évoluer aussi, il y a des nouveautés, des choses à la mode et de nouvelles formes de sociétés qui voient le jour. Depuis que je fais ce métier, je n’ai jamais proposé exactement la même chose, les années ne se ressemblant jamais », complète Anne Chaineaux.

La banque au service du patrimoine

Après avoir intégré la Caisse d’Épargne Bourgogne Franche-Comté il y a deux ans, Anne Chaineaux est depuis le 1er avril, directrice de la Banque Privée : « une agence de la Caisse d’Épargne mais pour des clients très haut de gamme. Nous n’avons qu’une agence à Dijon pour toute la Bourgogne Franche-Comté avec un collaborateur basé à Besançon qui couvre l’ensemble du territoire franc-comtois et deux collaborateurs à Dijon qui s’occupent plus particulièrement du Sud Côte-d’Or et la Saône-et-Loire pour l’un et l’essentiel de la Côte-d’Or, l’Yonne et la Nièvre pour l’autre - des territoires où nous ne sommes pas suffisamment développés mais j’espère que ça viendra - nous avons aussi un ingénieur patrimonial ainsi que deux gestionnaires de clientèle qui s’occupent de nos clients au quotidien ».

Son objectif ? Développer la Banque Privée et faire en sorte que tout fonctionne bien, que les clients soient satisfaits et que les collaborateurs arrivent à leur répondre. Côté clientèle, la nouvelle directrice explique que ce sont surtout des chefs d’entreprise qui ont soit une surface financière importante - supérieure à un million d’euros - ou qui ont plus de 300.000 euros de revenus. « Tous nos clients n’ont pas une surface financière supérieure à un million d’euros mais nous avons aussi des clients qui ont des revenus importants et nous nous devons de les accompagner parce qu’ils sont en constitution de patrimoine, notamment sur la question de la transmission de leur patrimoine, sans oublier qu’un jour ils vendront leurs parts de société et toucheront surement des sommes plus importantes », détaille-t-elle.

En somme, par rapport aux autres agences de la Caisse d’Épargne, peu de différence sur le traitement au quotidien, mais des produits plus spécifiques aux montants confiés et gérés, comme des assurances-vie avec un choix de supports extrêmement variés ainsi qu’une offre de diversification patrimoniale avec Natixis Wealth Management ou encore de la gestion sous mandat personnalisé pour des portefeuilles à partir de 750.000 euros. « Notre clientèle a besoin de diversifier davantage ses placements parce qu’elle peut sensiblement avoir déjà pas mal de choses. Enfin, nous nous devons aussi d’aller chercher des placements un peu plus pointus pour permettre aux clients d’accéder à de meilleures performances ou en tout cas de répondre mieux à leurs objectifs. »

Antonin Tabard