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93e année

DS7 : la recherche du deuxième souffle

Nouveauté. La jeune marque française, profite d’un rajeunissement esthétique de son SUV pour redéfinir la gamme autour de quatre motorisations dont trois hybrides rechargeables et cinq niveaux de finition.

Le restylage de la DS se matérialise par une face avant retravaillée. (Crédit : DR).

« Nouvelle DS7 » comme le proclame la jeune marque du groupe Stellantis ? On n’est pas obligé de tomber naïvement dans le panneau. Les constructeurs automobiles dans leur ensemble aiment bien prendre leurs clients potentiels pour des lapins de six semaines, pour ne pas écrire autre chose de plus direct ! À chaque séance de rajeunissement d’un modèle à l’aube de la deuxième partie de sa carrière, on a droit à cette appellation « nouvelle » qui n’abuse personne.

La DS7 ne fait pas exception, il s’agit d’un restylage et d’une redéfinition de la gamme, destinée à lui apporter un nouveau souffle. D’autant plus bienvenu qu’en 2021, elle a été la DS la plus vendue sur le marché national avec 12018 immatriculations, la situant au 35e rang. À elle seule, elle concentrait plus de 50% des DS écoulées en France. Au premier semestre, elle a reculé à la 50e place (3873 unités) et c’est la nouvelle DS4 qui a pris le leadership de la marque.

Première chose nouvelle, la DS7 née Crossback, abandonne une partie de son nom pour s’en tenir à l’essentiel. Personne n’en fera une maladie. Comme c’est une règle rarement démentie, le lifting extérieur concerne essentiellement la partie avant. Evolution majeure : une signature lumineuse exclusive insérée dans le bouclier avant : cinq traits verticaux en forme de boomerang de chaque côté, celui situé à l’extérieur faisant office de clignotant.

Les projecteurs ont été redessinés et sont constitués de 84 LED avec cinq modes de conduite adaptatifs automatiques en fonction des conditions de circulation. DS Pixel LED vision 3.0, DS light veil : chez DS, on aime s’étourdir de mots à consonance technique. La calandre élargie se distingue par sa finition « clous de Paris » à effet 3D. À l’arrière, les blocs feux à effet écaille apparaissent affinés et sont désormais reliés par un élément décoratif noir sur lequel est apposé le nom de la marque : DS automobiles. Au menu également de nouvelles jantes de 18 à 21 pouces.

L’ambiance intérieure exprime une volonté de soigner la présentation par le choix des matériaux et les harmonies de couleurs. (Crédit : DR).

MOTORISATIONS BLUEHDI DIESEL OU HYBRIDES RECHARGEABLES

Dans l’aménagement intérieur des différents modèles de sa gamme, le constructeur affiche sa volonté d’ex¬primer une certaine idée du luxe « à la française » se démarquant de ses concurrents, essentiellement germaniques. Cela vaut pour la DS7 peaufinée et se matérialise par une multitude de raffinements et d’attention aux détails touchant à la qualité de présentation et au style : choix des matériaux, harmonies de couleurs, équipements de confort et d’agrément, dotation de sécurité et aides à la conduite. L’indigence n’est pas du voyage, la partition, globalement réussie, est déclinée en cinq niveaux de finition aux noms supposés évocateurs : Opéra, Rivoli, Bastille...

Au sommet de la nouvelle gamme, la marque propose une édition limitée de lancement dénommée « La première », mettant en avant un « esprit grand tourisme » avec un châssis abaissé de 15 mm et des voies élargies, de « gros » disques de 380mm pincés par des étriers à quatre pistons. Une évolution sportive mise au point par son département « DS performance » qui s’illustre dans le championnat du monde de E Formula mettant aux prises des monoplaces électriques. Chaussées de gommes spécifiques fournies par Michelin montées sur des jantes de 21 pouces, cette DS7 dispose d’une transmission aux quatre roues et d’une motorisation hybride rechargeable associant un bloc essence de 200ch à deux moteurs électriques installés sur les deux trains pour une puissance combinée de 360ch. Autres caractéristiques majeures : jusqu’à 62km d’autonomie en 100% électrique, des émissions conventionnelles de CO2 limitées à 40g/km et un 0 à 100km /h effacé en seulement 5,6 secondes. Son tarif est à l’avenant : 78 400€.

Les autres déclinaisons hybrides rechargeables proposées, déjà rencontrées sur d’autres modèles du groupe, sont plus raisonnables mais suffisamment performantes : 225ch en deux roues motrices et 300ch en traction intégrale. Avec une autonomie en mode électrique de l’ordre de 80km en circulation urbaine et des émissions de CO2 de 27 et 28g/km selon les moteurs. Comme les autres marques françaises du groupe, DS n’a pas renoncé au diesel et une DS7 BlueHDi 130 accouplée à une boite automatique EAT8 est disponible. Elle se caractérise par sa faible consommation conventionnelle, seulement 4,0l en mixte et 106g/km de CO2. C’est avec la finition « Bastille », animée par ce diesel, que commence la nouvelle gamme DS7 à 44 700€. Les commandes sont ouvertes pour une commercialisation effective en fin d’année.

Dominique Marée