Électriques d’occasion : une forte décote
Automobile. La chute de la valeur des 100% électriques sur le marché de la seconde main est parfois vertigineuse. La cause majeure : l’évolution rapide des technologies... L’autonomie en particulier.
La forte baisse de la valeur de certaines voitures électriques sur le marché de l’occasion est parfois impressionnante. Et varie beaucoup d’un modèle à l’autre. Un schéma similaire à celui des voitures thermiques, même si globalement la décote des « wattures » est plus importante.
Il s’y ajoute des éléments spécifiques. D’abord les interrogations des clients sur la durée de vie des batteries dont les garanties s’échelonnent de 7 à 10 ans selon les marques. Une inquiétude infondée, la quasi-totalité des études mettent en avant la très bonne tenue dans le temps de ces éléments capitaux dont le remplacement est onéreux : jusqu’à 15 000 € voire davantage... Mais dans le doute, certains acheteurs potentiels préfèrent renoncer, ce qui tire les prix vers le bas.
Autre facteur pesant sur les prix de l’occasion : les avancées technologiques ultra rapides qui ont vite fait de rendre obsolètes certains modèles, en particulier dans le haut de gamme. Et ça, c’est impossible d’y échapper. Le progrès le plus évident qui condamne une 100 % électrique âgée de quelques années à peine : l’autonomie. En peu de temps, la puissance des batteries a beaucoup augmenté avec la possibilité d’effectuer des parcours routiers et autoroutiers de plusieurs centaines de kilomètres en toute quiétude sans passer par la case recharge. Cela vaut en particulier pour les grandes routières premium d’occasion qui avouent leurs limites après 300/350 km alors qu’aujourd’hui elles peuvent en parcourir près du double.
Autre élément pénalisant : le temps de recharge. Sur des bornes rapides ou ultra rapides, on peut désormais récupérer jusqu’à 80 % d’autonomie en moins d’une demi-heure. Un temps multiplié par trois, quatre voire davantage pour des voitures de trois ou quatre ans.
Il en résulte des prix en chute libre, en particulier pour des modèles premium aux blasons prestigieux. La décote peut dépasser 50 % au bout de trois ans dans certains cas. Ceux qui les ont achetés ou les sociétés de location longue durée font grise mine. Mais pour peu que cela corresponde à leurs usages, ceux qui en font l’acquisition en seconde main réalisent de bonnes affaires. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.