Automobile

Trop peu de femmes dans la réparation auto

Emploi. On dénombre seulement 2% de femmes dans les ateliers de mécanique et 1,4% chez dans le secteur de la carrosserie-peinture. Pointé du doigt : un univers masculin sexiste.

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Il existe encore des secteurs professionnels où les femmes sont peu représentées. Certes, ils sont de moins en moins nombreux mais il reste des poches de résistance que rien ne justifie. C’est le cas en particulier des ateliers de réparation automobile, qu’il s’agisse de la mécanique ou de la carrosserie-peinture où les femmes sont très rares. Rarissimes même puisqu’on en compte 2% côté clé de douze et 1,4% côté débossage. Cela même alors qu’elles constituent près d’un quart (23%) de l’ensemble des salariés de la branche automobile. Au total, elles sont 113.000 et occupent pour l’extrême majorité des emplois administratifs et commerciaux.

Ce constat a incité l’Association Nationale de la Formation automobile à enquêter pour cerner les blocages empêchant l’ouverture des portes des ateliers à des jeunes femmes intéressées par la mécanique ou la carrosserie. La réponse, révélée par l’ANFA, met en évidence leurs difficultés d’accueil dans les entreprises lorsqu’elles se forment en alternance et les comportements inappropriés auxquels elles se heurtent dans le cadre de leur travail. Plus d’un quart des femmes interrogées font état de harcèlement ou de violences sexistes. Au point qu’une partie d’entre elles envisagent de quitter le secteur automobile.

De quoi inciter l’Observatoire des métiers des services de l’automobile à lancer un « signal d’alarme » face à ces discriminations de genre qui touchent aussi bien l’absence de vestiaires spécifiques que la remise en cause de leurs compétences ou l’ambiance de travail sexiste. Cette situation est d’autant plus préjudiciable que les femmes s’orientant vers la mécanique et la carrosserie automobile ont un niveau scolaire plus élevé que leurs collègues hommes, ont des parcours professionnels préalables diversifiés et sont plus mûres. Des qualités susceptibles d’en faire des salariées plus stables et plus compétentes. D’ailleurs les entreprises qui embauchent des femmes dans leurs ateliers sont satisfaites et cherchent à en recruter d’autres.