Informations régionales économiques et juridiques
92e année

VW Taigo, le septième élément

Automobile. Cousin du T-Cross, le VW Taigo arrive en Europe après avoir fait ses débuts au Brésil. Il complète la riche gamme spécifique du constructeur d’un SUV coupé.

Et de sept : la gamme des SUV de Volkswagen compte désormais sept voitures. Point commun : leur nom commence toujours par un « T ». Après les T-Cross, TRoc, T-Roc cabriolet, Tiguan, Tiguan Allspace et Touareg, énumérés par ordre de taille, voici le Taigo. C’est le premier SUV coupé de la marque, une sorte de T-Cross dont la partie arrière plongeante lui apporte un supplément de dynamisme. Mais les choses ne sont pas si simples. Si on s’en tient à une classification par la taille, ses 4,27 mètres de long le situent au-dessus du T-Roc (4,23 mètres) mais à distance respectable du Tiguan (4,51 mètres) alors qu’en matière de tarifs, par le jeu des équipements et des finitions, il se situe plutôt comme un T-Cross plus abordable. Ambition avouée : attirer une clientèle jeune, séduite par sa silhouette enlevée.

Pour rendre les choses encore plus compliquées, si le Taigo est 100 % nouveau en Europe, il est déjà commercialisé depuis près de deux ans au Brésil où il est assemblé. Mais les versions destinées au Vieux continent seront construites en Espagne. Il faut suivre ! Globalement proche esthétiquement du T-Cross dont il partage la plate-forme MQB, il se distingue de son ainé par sa partie arrière. À partir du pied milieu, tout change : la ligne de toit devient plongeante pour s’achever par un hayon très incliné. De profil, une troisième vitre triangulaire allège le montant arrière latéral. Visuellement, la silhouette du Taigo est flatteuse.

Le constructeur situe le Taigo dans la catégorie des citadines même si ses dimensions le hissent plutôt dans le segment des compactes. Une affaire de quelques centimètres qui ne devraient pas être la préoccupation majeure des clients potentiels. Ils seront par contre plus intéressés par le volume de son coffre de 438 litres, une excellente valeur très proche de celle du T-Cross alors que la partie arrière inclinée pouvait faire craindre une moindre contenance. Un bon point à mettre à l’actif du Taigo. Comme quoi il est possible de concilier style et qualités pratiques.

Conduite assistée

À bord, on retrouve une planche de bord très proche de celle de la Polo récemment restylée. Avec en particulier le « Digital cockpit » entièrement numérique, constitué d’un double écran : un bloc-compteurs très lisible (huit pouces) derrière le volant et un écran central tactile (de six à 10,25 pouces) réunissant les fonctions d’info-divertissement et de connectivité. Le tout en série sur l’ensemble des versions. Des possibilités de personnalisation permettent d’améliorer et d’égayer une présentation qui respire le sérieux. Le constructeur a choisi de proposer, en série ou en option, un niveau élevé d’équipement sur le Taigo.

Cela vaut pour la dotation de confort comme pour les aides à la conduite : régulateur de vitesse adaptatif prédictif, maintien dans la voie de circulation, surveillance périmétrique « Front Assist », « Travel Assist IQ Drive » optionnel ouvrant sur le conduite semi-automatisée, assistance au stationnement, projecteurs matriciels LED IQ Light exclusifs. En matière de motorisations, le Taigo mise exclusivement sur des blocs essence TSI turbo à injection directe, accouplés à des boîtes manuelles cinq ou six rapports et automatique DSG 7, selon les niveaux de puissance. À la base, on retrouve un trois cylindres un litre, 95 chevaux. Un trois cylindres un litre encore mais développant 110 chevaux. C’est lui qui devrait concentrer l’essentiel des ventes. Avec au choix, une boite mécanique ou DSG.

Au sommet de la courte gamme Taigo : un quatre cylindres 1,5 litre - 150 chevaux. Parmi les atouts du Taigo, les multiples possibilités de personnalisation, tant à bord qu’à l’extérieur, mises en avant par Volkswagen. Des packs divers dont un « Black Style » exclusif, des niveaux de finition multiples parmi lesquels la « RLine », à tendance sportive : les offres sont multiples et permettent de se configurer un Taigo unique. Une façon de positionner le Taigo comme un concurrent des rares SUV premium disponibles sur le marché. On l’a compris, le Taigo joue les séducteurs pour trouver sa juste place sur un marché où le choix ne cesse d’être de plus en plus étendu.

Dominique Marée