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2 M€ : plein gaz vers le GNV !

Côte-d’Or. Côte-d’Or Énergies, en association avec d’autres sociétés d’économie mixte locales de la région et le réseau TEMOB, annonce la création d’une station dédiée GNV et bioGNV pour accompagner la décarbonation du fret routier.

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Jean-Michel Jeannin, directeur général de Côte-d’Or Énergies, a présenté le projet de station GNV et bioGNV à Longvic avec un investissement de 2 M€. (Crédit : JDP.)

Jusqu’à 25 camions par jour grâce à quatre bornes d’ici cinq ans, tel est l’objectif affiché du projet de station GNV et bioGNV qui devrait être opérationnel en début d’année 2027 à Longvic, sur une emprise de 5.000 m2. Alors que la Côte-d’Or ne dispose pour l’instant que d’une station publique pour alimenter les véhicules roulant au gaz, la SEML Côte-d’Or Énergies et ses partenaires, SEM Nièvre Énergies, SEM Saône-et-Loire Énergies renouvelables et le réseau TEMOB, engagent un investissement de 2 M€ pour renforcer l’offre. « 40 % du CO₂ provient des transports. L’objectif est de décarboner les usages pour les diriger vers le gaz vert », a précisé Jean-Michel Jeannin, directeur général de Côte-d’Or Energies. « Il y a du potentiel économique, les transporteurs mais aussi les transports de la métropole, une autoroute… La station sera accessible 24 heures sur 24, y compris pour les particuliers », complète Thibault Mahé, chargé de développement réseau de TEMOB, juge le projet pertinent.

Comparer comparable

La SEML avait invité des transporteurs routiers ainsi que des entreprises du BTP, du transport de voyageurs, mais aussi des collectivités pour leur présenter l’intérêt du GNV et du bioGNV par rapport au gazole afin de les sensibiliser et les convaincre d’opérer la transformation de leurs flottes. Graphique en toile de fond, le choix du GNV se montre plus économe au regard du coût total de possession, TCO, ramené au prix de la tonne-kilomètre, quand un camion au GNV coûte environ 20 % plus cher à l’achat. Quand le gazole revient à 4,4 centimes de la tonne-kilomètre, le gaz ne coûte que 3,9 centimes tandis que l’électricité avoisine 5,2 centimes et que l’hydrogène frôle les 10 centimes. « Un véhicule au GNV rejette 95 % de particules fines en moins, améliorant la qualité de l’air », souligne Jean-Michel Jeannin. Deux fois moins bruyant, plus confortable à conduire, réduisant les émissions de CO₂ de 80 %, et sans risque de vol de carburant, une distance parcourue annoncée d’environ 800 kilomètres, un plein qui prend en moyenne dix minutes… Les atouts du GNV ont largement été détaillés pour convaincre les transporteurs présents de mettre les gaz vers ce carburant.