7 M€ investis pour 120.000 objets connectés.
Numérique. Nièvre numérique et la société Lumière, opérateur numérique déjà présent dans six départements français, ont signé un contrat de délégation de service public, lundi 14 septembre, à Dompierre-sur-Nièvre. Comme cette collectivité, les communes nivernaises sont appelées à s’abonner à des services d’objets connectés, afin de piloter les équipements publics.
Nièvre numérique et la société Lumière, opérateur numérique déjà présent dans six départements français, ont signé un contrat de délégation de service public, lundi 14 septembre, à Dompierre-sur-Nièvre. Comme cette collectivité, les communes nivernaises sont appelées à s’abonner à des services d’objets connectés, afin de piloter les équipements publics.
Le réseau de 120.000 objets connectés sera déployé à partir d’octobre 2026 et jusqu’en 2034 (voir la carte de la première phase de déploiement ci-dessus), auprès des communes nivernaises. À terme, après le déploiement de 500 passerelles bas débit (55 ont déjà été installées par Nièvre numérique), toutes les communes du département et certains services publics tels que les casernes de pompiers, par exemple, pourront se raccorder à ce réseau, via des capteurs munis d’antennes, qui permettront le pilotage de leur gestion de l’eau, de leur éclairage public, du chauffage des bâtiments publics, ou encore la surveillance des alertes crues et de la qualité des eaux de baignade, ou encore d’optimiser le salage des routes en hiver…
Président du conseil départemental de la Nièvre et de Nièvre numérique, Fabien Bazin n’hésite pas à qualifier cette signature de « révolution technologique majeure. Un moment historique pour tout notre territoire ».
7 M€ investis sur huit ans
Selon le président de Lumière, Cyril Gasc, « nous proposerons des tarifs aux collectivités qui soient attractifs et leur permettent, grâce à ces outils, de réaliser de sérieuses économies ». Ont été évoqués des forfaits pour les capteurs à 4,50 € par an et des abonnements mensuels de moins d’un euro par objet connecté, pour des messages échangés avec la plateforme toutes les dix minutes.
L’idée est de permettre un pilotage en temps réel, notamment en hiver ou lorsqu’il y a des personnes plus nombreuses dans une salle. Les capteurs détectent aussi le CO₂, comme à Dompierre-sur-Nièvre, qui est l’une des dix communes nivernaises déjà équipées pour le chauffage.
Outre le réseau de fibre pour les entreprises (400 entreprises nivernaises déjà concernées), précédemment exploité par une filiale de SFR contre laquelle le conseil départemental a engagé une procédure pour attendus non satisfaits, Lumière vient donc aussi de s’engager à développer le bas débit de l’internet des objets, moyennant un investissement de 7,1 M€ sur huit ans, sans appel aux fonds publics. Lumière versera 3,24 M€ de redevances à Nièvre numérique sur la même période, « qui serviront à moderniser le réseau », selon Jean-Dimas Malo, directeur de la structure.
L’opérateur est jeune, il n’existe que depuis dix ans, mais est déjà présent dans six départements et obtient la première place dans les classements de l’ARCEP (autorité de régulation du numérique) pour sa solidité et sa responsabilité.