Collectivités

À Auxerre, l’avenir prend forme

Yonne. Pendant deux jours, Auxerrexpo a rassemblé l’ensemble des acteurs de l’orientation scolaire et professionnelle. Le Salon de l’étudiant et de l’apprentissage s’impose comme un rendez-vous clé dans l’Yonne, en conjuguant information, accompagnement et inclusion.

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Alexia Decobert, référente d’insertion professionnelle, Héléna Ghys, assistante sociale scolaire, Fatiha Laury, directrice, Anne Barillet, responsable de scolarisation et Julie Pinto, responsable du pôle évaluation. (Crédit : JDP.)

Les 30 et 31 janvier, le Salon de l’étudiant et de l’apprentissage a investi Auxerrexpo, confirmant son rôle de rendez-vous structurant pour l’orientation des jeunes dans l’Yonne. Sur deux jours, plus de 60 établissements, centres de formation, entreprises et institutions se sont mobilisés pour présenter les parcours possibles, du CAP au bac + 5, en formation initiale comme en alternance. L’événement s’inscrit dans un contexte local marqué par des enjeux forts d’orientation. Dans l’Yonne, on estime entre 3.500 et 4.000 lycéens en classe de terminale, tous confrontés à des choix décisifs pour leur avenir. Pour beaucoup, notamment dans un département à dominante rurale, le salon constitue un point d’entrée privilégié vers l’enseignement supérieur, en centralisant une information parfois difficile d’accès.

Universités, écoles spécialisées, CFA, organismes de formation professionnelle, chambres consulaires et services publics ont ainsi proposé un panorama large des filières et des métiers. Au-delà de la simple présentation des formations, le Salon de l’étudiant joue un rôle clé dans la structuration d’un écosystème local de l’orientation, en favorisant les rencontres entre jeunes, établissements et acteurs économiques du territoire. Une logique collective, essentielle pour accompagner les parcours et répondre aux besoins en compétences de secteurs en tension comme la santé, le bâtiment, l’industrie ou le numérique.

Inclure tous les profils

Parmi les acteurs présents, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a mis en avant un autre pilier de l’écosystème de l’orientation, l’inclusion. Un enjeu majeur alors que l’enseignement supérieur français compte aujourd’hui près de 64 000 étudiants en situation de handicap, soit environ 2 % des effectifs. Un chiffre en forte progression, puisque le nombre d’étudiants concernés a été multiplié par plus de huit en vingt ans. « La reconnaissance du handicap progresse, et c’est aussi parce que le sujet est aujourd’hui davantage identifié et assumé », souligne Fatiha Laury, directrice de la MDPH Yonne.

Au Salon de l’étudiant, la structure est venue informer et sensibiliser, aussi bien les jeunes que leurs familles et les professionnels de la formation. « Nous sommes présents pour communiquer sur les possibilités d’adaptation des formations pour les personnes en situation de handicap », expliquent la directrice. Aménagements pédagogiques, tiers-temps aux examens, utilisation d’outils numériques, aides humaines pour les élèves malvoyants ou malentendants : de nombreux dispositifs existent pour adapter les parcours et sécuriser l’accès aux études supérieures. « Tout est pensé pour faire en sorte que la formation puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles », insiste Fatiha Laury, rappelant que ces compensations concernent aussi les parcours en alternance ou en apprentissage.