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92e année

Canal du Centre, nouvel atout touristique de la Saône-et-Loire

Tourisme. Conscientes de l’intérêt touristique qu’il représente, plusieurs collectivités s’engagent pour redorer l’image du canal du Centre. Entre investissements et aménagements, la communauté urbaine Creusot Montceau s’inscrit pleinement dans cette démarche.

Les territoires concernés par le canal du Centre s’engagent pour que cette voie navigable soit connue et reconnue comme une destination touristique à part entière. William Chauvin - CUCM

Sur les 112 kilomètres du canal du Centre, entre le Bassin parisien et le Rhône, 43 kilomètres sillonnent le territoire de la communauté urbaine Creusot Montceau. « Nous souhaitons le rendre plus visible. Il faut passer d’un canal de transit vers une destination avec une identité propre », précise David Marti, maire du Creusot et président de la communauté urbaine Creusot Montceau. À côté de lui, la communauté d’agglomération du Grand Chalon, la communauté d’agglomération de Beaune Côte et sud, la communauté de communes du Grand Charolais, la région Bourgogne Franche-Comté, le département de Saône-et-Loire et Voies navigables de France entendent développer l’attrait touristique du canal du Centre avec une enveloppe globale de 14 millions d’euros autour de projets à définir. « Nous devons profiter du tourisme fluvial et du tourisme à vélo en travaillant sur les voies navigables et sur les voies vertes et bleues. Nous allons en ce sens investir plus de trois millions d’euros dans l’Eurovélo 6 entre 2021 et 2026 avec le soutien de la région et du département. »

De l’idée au concret

Dans une Bourgogne du sud industrielle, le canal du Centre offre une nouvelle image sur laquelle les différents élus locaux souhaitent communiquer. « On ne considérait pas assez le canal comme une destination touristique forte mais aujourd’hui nous sommes convaincus de cet atout incontestable au fort potentiel mais qui demande des aménagements. » En plus d’actions promotionnelles et d’un marketing territorial plus offensif, David Marti attend que le territoire offre de nouvelles possibilités d’hébergement, de restauration ainsi qu’une offre culturelle et un niveau d’équipements et de confort indispensables sur les différentes haltes pour attirer les visiteurs et répondre aux attentes de la population. « Nous espérons aboutir à un canal plus connu d’ici cinq ou six ans. Le travail a déjà commencé mais il faut aller vite. » Si la réfection des digues, le retrait des épaves subaquatiques ou les aménagements du port de Montceau ou des haltes nautiques de Blanzy, Génelard et Saint-Julien-sur-Dheune ont déjà commencé pour un total de 1,35 million d’euros, les prochains investissements devraient être plus visibles. « Nous collaborons aussi avec VNF pour accompagner la fiabilisation hydraulique du canal pour assurer la présence d’eau, même en pleine canicule. »

Nadège Hubert