Cap international et solidarité économique
Côte-d’Or. À l’occasion de sa rentrée 2026, l’Université Bourgogne Europe conjugue dynamique d’attractivité, développement territorial et mesures d’aide financière majeures pour renforcer l’accessibilité aux études supérieures.
Devenue Établissement Public Expérimental (EPE), l’Université Bourgogne Europe (UBE) entame l’année universitaire 2026 forte d’une communauté de plus de 36.000 personnes et de près de 400 diplômes. Malgré des effectifs globaux en légère baisse (-0,7 % par rapport à l’an dernier à la même date, soit -143 étudiants), le flux entrant en première année progresse de +2,2 % à la fin août, représentant 6.006 étudiants (+130 étudiants par rapport à 2025), sur un total de 21.244 étudiants.
L’établissement affirme également son ancrage territorial avec l’ouverture de l’antenne PASS à Chalon-sur-Saône accueillant 30 étudiants, ainsi que l’intégration du CREPS Bourgogne-Franche-Comté comme premier CREPS de France rattaché à un EPE. Sur la scène internationale, l’UBE maintient son rang parmi les 5 % des meilleures universités mondiales au classement de Shanghai (22e place nationale) et figure au 21e rang français du classement Leiden Open Edition. « Acteur économique, social et sociétal, notre établissement a l’ambition de faire rayonner le savoir, la recherche sur son territoire, et au-delà de ses frontières », affirme Vincent Thomas, président de l’UBE.
Des arbitrages au service des étudiants
C’est sur le volet économique que cette rentrée 2026 marque un tournant significatif. « L’intégration de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie de Dijon au sein de l’UFR des Sciences de Santé constitue une avancée majeure. Autrefois synonyme d’un investissement financier lourd pour les étudiants, la formation de kinésithérapie voit sa barrière financière supprimée afin d’assurer l’égalité d’accès aux études de santé », défend Vincent Thomas. Avec un taux d’insertion professionnelle d’environ 98 % six mois après l’obtention du diplôme, cette filière reste particulièrement attractive.
Par ailleurs, face à la mise en place du décret du 19 mai 2026 imposant des droits d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers, le conseil d’administration de l’UBE avait voté à l’unanimité une motion d’opposition ferme. L’université tire profit du cadre légal autorisant à exonérer des étudiants étrangers des droits différenciés sur décision du président, dans la limite de 30 % des étudiants étrangers inscrits : estimant que ce seuil ne sera pas atteint, l’UBE peut ainsi, pour cette année uniquement, déployer un « dispositif d’exonération simplifié et large ». L’université consolide ses capacités budgétaires grâce à la reconduction de nombreux financements, « véritable reconnaissance du travail accompli ». La charte Erasmus+ apporte ainsi 1,68 M€ pour les mobilités des étudiants, complétés par 792.000 € alloués à l’UBE via l’Alliance Forthem, 400.000 € pour le projet Dive-In et deux Masters Erasmus Mundus financés à hauteur de 4 M€ chacun. Côté innovation et recherche, l’école DéCarboMED, de la décarbonation des produits de santé et de leurs usages décroche un financement France 2030, de 1,12 M€ dans la continuité du projet ACVmed consacré à l’analyse du cycle de vie des médicaments, soutenu par Dijon Métropole (50 000 €). À terme, 570 apprenants seront accueillis chaque année (étudiants et professionnels).