François Rebsamen : « Je suis un homme libre »
Côte-d’Or. Candidat aux élections sénatoriales du 27 septembre prochain, François Rebsamen s’est présenté comme un homme libre de toute investiture, désireux de servir de trait d’union entre les maires et l’État, entre l’urbain et le rural.
François Rebsamen a officialisé sa candidature aux élections sénatoriales de septembre 2026 depuis Seurre. Pas vraiment une surprise : cette hypothèse courrait depuis sa démission du mandat de maire de Dijon pour le ministère de la décentralisation et de l’aménagement du territoire, taillé pour séduire les grands électeurs. « Cette élection m’attire car j’ai ce désir d’être utile aux élus et aux habitants. J’ai exercé des responsabilités qui m’ont permis de connaître l’action publique », a-t-il justifié en introduction. Bien qu’il rappelle qu’il reste un social-démocrate et a « toujours été un homme de gauche », il insiste sur sa volonté de se présenter en « homme libre », ne sollicitant aucune investiture mais comptant sur le soutien de ceux « que j’ai su réunir. On attend de l’élu qu’il dépasse les combats partisans ». François Rebsamen affiche toutefois ses soutiens : la fédération progressiste, le Modem, le Parti socialiste dont il a opportunément repris la carte fin juin, le Parti radical, Génération écologie, le PRG ou encore Place publique. Dans quel groupe siégerait-il alors ? « J’ai plusieurs sollicitations », se contente-t-il de répondre.
Ancien ministre, ancien sénateur, ancien maire de Dijon et actuel président de Dijon Métropole, il a rappelé que « les maires ont besoin d’un sénateur expérimenté » et choisi de s’entourer de Céline Gilardet-Aloizos comme seconde sur sa liste qui à terme doit compter cinq noms. Maire de Labruyère pour un second mandat dans cette commune de 239 habitants, elle est également vice-présidente de la communauté de communes Rives de Saône. Sa présence dans la course à l’élection justifie pour partie le choix de Seurre pour présenter cette candidature. « Seurre défend les intérêts de sa commune et de son intercommunalité. La Côte-d’Or ne se résume pas à Dijon ou Beaune. Seurre est une centralité entre rural et urbain et représente les petites villes de demain. » Une façon aussi pour François Rebsamen de se positionner, en tant que sénateur potentiel, comme un trait d’union entre l’État et les maires mais aussi entre l’urbain et le rural. « Je crois au dynamisme de la ville et à l’authenticité du monde rural. »
Pour cette élection entre les mains des élus locaux, François Rebsamen a mis l’accent sur quatre priorités : les finances locales, une nécessaire simplification, une relation plus forte entre l’État et les collectivités locales et enfin les conditions d’une mise en œuvre d’une décentralisation « pour rendre de l’autonomie aux communes et rompre avec le parisianisme. » Reste désormais à convaincre les maires des 698 communes de Côte-d’Or car certains lui reprochent encore un manque de clarté sur son orientation politique.