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93e année

Grand Besançon Métropole étend son réseau de chaleur

Énergie. Grand Besançon Métropole va développer son réseau de chaleur existant à l’ouest de Besançon mais également créer une nouvelle chaufferie à l’est, tout en déployant des « mini-réseaux » dans toutes les communes périphériques qui le permettent. Objectif : viser les 100% de consommation d’énergie renouvelable en 2050.

La chaufferie de Planoise
La chaufferie de Planoise

« Tous les ingrédients sont aujourd’hui réunis pour développer notre réseau de chaleur, affirme Anthony Nappez, conseiller communautaire de GBM, délégué aux bâtiments, au patrimoine, aux réseaux de chaleur et de gaz. Nos réseaux existants ont démontré leur intérêt technique, écologique et économique (le système de chauffage urbain de Planoise et des Hauts-du-Chazal, vient d’être labellisé Ecoréseau, pour la 6e année consécutive) et les disponibilités en bois énergie sont très importants sur notre territoire. À cela s’ajoute des impératifs économiques et sociaux pour le réseau public de Planoise et des Hauts-du-Chazal, à l’ouest de Besançon. En effet, nous prévoyons une baisse de 20 % de la consommation d’énergie directement liée au programme de rénovation énergique des bâtiments et au renouvellement urbain de ces quartiers. Cette chute devrait mécaniquement entraîner une hausse de 10 à 20 % du prix de l’énergie, sauf si celle-ci est compensée par une augmentation des utilisateurs et donc un développement du réseau ».

Trois axes de progression

La collectivité a planifié cette extension qui commence dès cette année, selon trois axes :

  • Compenser la baisse des consommations liées aux évolutions du quartier de Planoise avec une extension du réseau existant jusqu’au lycée Jules Haag en desservant les grands équipements sur le passage.
  • Doubler la chaleur renouvelable avec la création d’une nouvelle unité de chaufferie bois et/ou à Palente, à l’est de Besançon et la poursuite de l’agrandissement du réseau ouest.
  • Déployer des mini-réseaux dans toutes les communes de GBM où la densité des consommations d’énergie le permet. « Une vingtaine de zones ont été identifiées et des initiatives communales émergent déjà à Roche-Lez-Beaupré, à Deluz et à Geneuille », précise l’élu.

Ce plan d’action prévoit sur 15 à 20 ans :

  • 100 millions d’euros HT d’investissement par tranche de 100 kilomètres de réseaux supplémentaires.
  • 44.000 d’équivalents logements desservis à termes, contre 15.000 actuellement.
  • 150.000 mégawatts-heure de consommation de gaz fossile évitée par an et remplacée par de la biomasse, ainsi que 55.000 tonnes d’émission de CO2 également évitées.
  • 50 emplois créés ou consolidés dans la filière forêt.

Ce schéma directeur du chauffage urbain voté en conseil communautaire le 30 mars, s’inscrit dans le plan Climat affiché par GBM qui vise les 100 % de consommation d’énergie renouvelable en 2050.

Frédéric Chevalier