Informations régionales économiques et juridiques
93e année

La marque de l’eau du robinet « La Bisontine » se refait une beauté

Collectivités. À l’occasion de la trentième journée mondiale de l’eau, Grand Besançon Métropole organisait plusieurs actions visant à promouvoir le nouvel habillage de la marque de l’eau du robinet « La Bisontine » créée initialement au niveau de la ville de Besançon et aujourd’hui étendue au périmètre de la communauté urbaine.

Anne Vignot, présidente de GBM et maire de Besançon et Christophe Lime, président du conseil d’exploitation de la régie eau et assainissement de GBM présentent le nouvel habillage de La Bisontine et de sa sœur La Bisontine pétillante, et distribuent des carafes en verres siglées aux restaurateurs locaux. JDP

Du 1er au 21 mars, elle s’est affichée en quatre par trois, interpellant sur « ce qui est sain, économique et nécessaire à la vie », celle qui depuis 2006 répond au nom de La Bisontine, n’est pas une eau de source comme les autres, puisqu’il s’agit en fait de l’eau du robinet distribuée par Grand Besançon Métropole (GBM). C’est pour favoriser l’usage de l’eau du robinet en lieu et place de l’eau en bouteille, plus onéreuse (environ 100 fois plus chère), très énergivore et polluante, que la ville de Besançon fut la première de France à déposer une marque pour son eau municipale. Une initiative, qu’elle prolongeait deux ans plus tard par une version gazéifiée et commercialisée en bouteille de verre consignées sous le nom de : La Bisontine pétillante.

« Nous avons un temps pensé rebaptiser notre eau à La Grande Bisontine, mais pourquoi changer quelque chose qui marche »

Un projet monté avec le concours de l’entreprise Rième Boissons, limonadier artisanal depuis 1921, originaire de Morteau et implanté à Besançon depuis 1998 et des travailleurs handicapés du Centre des handicapés au travail (CHAT) pour le montage des capsules. Provenant de la ressource de Chenecey-Buillon, cette eau est traitée par décantation, filtration et désinfection finale aux UV. La Bisontine pétillante bénéficie de circuits de transport courts et est distribuée auprès de 63 établissements. Les étiquettes sont imprimées avec des encres écologiques, exemptes de produits chimiques, à base d’huiles minérales. Le papier utilisé est issu de forêts gérées durablement. Les bouteilles viennent d’Autriche avec 62 % de verre déjà recyclé. Le taux de retour des bouteilles consignées est d’environ 95 %.

Sensibiliser sur la fragilité de cette ressource

Cette année, Grand Besançon Métropole a souhaité redonner un «  coup de fouet » à cette démarche originale qui permet notamment de sensibiliser le grand public au cycle urbain de l’eau et à la fragilité de cette ressource. La collectivité a tout naturellement choisi la date du mardi 22 mars, trentième journée internationale de l’eau, pour appuyer cette renaissance. Hier uniquement valorisée sur la ville de Besançon, la marque La bisontine s’étend aujourd’hui à l’ensemble des communes de Grand Besançon Métropole, en lien avec le transfert des compétences eau et assainissement des 68 communes (près de 200.000 habitants) à GBM, amorcé dès le 1er janvier 2018.

« Nous avons un temps pensé rebaptiser notre eau à La Grande Bisontine, mais pourquoi changer quelque chose qui marche, lance avec humour Christophe Lime, président du conseil d’exploitation de la régie eau et assainissement de GBM, précisant que le recours à l’eau du robinet permettrait de réaliser en moyenne : 400 euros d’économie annuelle par rapport à l’achat de bouteilles ». Pour réaffirmer toute la pertinence de l’utilisation de l’eau du robinet et rassurer sur sa qualité, GBM a mobilisé plusieurs outils de communication.

Outre la campagne d’affichage, la collectivité a organisé des portes ouvertes le 22 mars dans les trois stations de production d’eau potable et les trois stations d’épuration des eaux usées de GBM, avec des visites guidées réservées aux scolaires le matin et au grand public l’après-midi. Quelque 3.000 carafes estampillées « La Bisontine » ont également été distribuées entre le 22 et le 25 mars aux restaurants volontaires présents sur le territoire de la communauté urbaine. À suivre enfin : des spots radio, l’habillage du tramway (du 7 avril au 5 mai), la diffusion de vidéos et de motions pictures sur le site internet de GBM et dans les lieux recevant du public.

Frédéric Chevalier