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La région BFC investit 47,4 M€

Investissement. Réunis en commission permanente vendredi 29 mai à Besançon, les élus régionaux de Bourgogne Franche-Comté ont voté une enveloppe de 47,4 M€ de financements. Des transports à la culture, de l’économie à l’environnement, ce vote illustre l’étendue des compétences régionales et l’ambition d’un maillage territorial au plus près des besoins des habitants.

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Photo de Jérôme Durain
Jérôme Durain, président de la région BFC. Crédit : région BFC - O. Lavoustet.

Le poste le plus lourd de ce budget est sans conteste celui des transports et de la mobilité, avec 17,16 M€ engagés. Dans ce cadre, la région poursuit son déploiement d’abris vélos sécurisés dans les gares, avec plus de 57.210 € attribués à cinq nouvelles gares à faible fréquentation dans l’Yonne et le Jura. Depuis 2017, ce sont déjà 45 gares qui ont été équipées. La région vote également 75.000 € sur trois ans en faveur de Dijon Métropole pour le fonctionnement du Divia vélopark de la gare de Dijon-Ville, dans la continuité d’un partenariat engagé depuis 2013. Le développement des territoires constitue le deuxième poste avec 6,65 M€, dont près de 5,8 M€ au titre du dispositif Territoires en action 2022-2028. Ces fonds accompagnent des investissements très concrets dans les huit départements : 512.941 € pour la rénovation et l’extension de la Maison des enfants à Pouilly-en-Auxois, 799.900 € pour la création d’un centre périscolaire et la rénovation énergétique d’un groupe scolaire à Port-sur-Saône, 275.000 € pour la construction d’une école et d’une maison de santé à Dommartin dans le Doubs, ou encore 300.000 € pour un parc urbain multi-activités à Belfort. Dans les villages de moins de 2.000 habitants, le programme Envi (Espaces nouveaux, villages innovants) mobilise 225.000 € pour neuf projets coconstruits avec les habitants, de la création d’un tiers-lieu culturel et gastronomique à Toury-Lurcy (Nièvre) à un espace intergénérationnel à Buffard (Doubs), en passant par l’aménagement du centre-bourg de Volnay (Côte-d’Or). Le dispositif C2R, quant à lui, soutient les centralités rurales fragilisées : Bletterans, dans le Jura, bénéficie ainsi de 432.435 € pour l’aménagement d’un écoquartier intégrant espaces publics, stationnements perméables et îlots de fraîcheur.

Recherche, numérique et énergie : préparer l’avenir

L’enseignement supérieur et la recherche représentent le troisième poste budgétaire avec 7,79 M€. Parmi les décisions phares figure une subvention de 2 M€ à l’Université Marie et Louis Pasteur pour la construction du Numericum Santé à Besançon, une plateforme de simulation médicale de 1.419 m² qui devrait ouvrir ses portes au second semestre 2028. Celle-ci intégrera des espaces reproduisant un bloc opératoire, une salle de réanimation ou encore une unité de gynécologie-pédiatrie, ainsi que des dispositifs de simulation immersive et de télémédecine. Par ailleurs, 5,5 M€ sont votés pour financer 42 projets de recherche, dont 25 inter-laboratoires ou inter-écoles et 19 thèses, adossés aux trois grandes écoles universitaires régionales : Eiphi, Transbio et Intherapi. Dans le domaine du numérique, la région engage 3 M€, dont 2,5 M€ pour la création d’un cloud souverain régional - hébergeant les données publiques localement et favorisant la mutualisation entre collectivités - et 500.000 € pour l’extension du réseau BFC Connect, la fibre optique régionale déployée depuis 2016. En Saône-et-Loire, deux projets d’intelligence artificielle bénéficient d’un soutien de 70.130 € : l’un pour déployer un système d’« oreille augmentée » dans un Ehpad de Digoin, capable de détecter automatiquement des situations de détresse chez les résidents, l’autre pour aider des entreprises du ferroviaire à analyser des documents techniques. Sur le front de la transition énergétique, la région mobilise 988.000 € : 660.000 € via le programme Effilogis pour la rénovation BBC de 90 logements sociaux et trois bâtiments publics, 86.820 € pour une chaufferie biomasse dans le Doubs et 50.000 € pour les Assises européennes de la transition énergétique qui se tiendront à Dijon du 23 au 25 juin.

Culture, sport et vie des territoires

Avec 4,44 M€, la culture constitue un pilier majeur de ce budget. La musique en est le premier bénéficiaire avec 2,9 M€ : 795.000 € sont répartis entre les huit Scènes de musiques actuelles du territoire, de La Rodia à Besançon au Silex d’Auxerre, 1,2 M€ soutient la programmation 2026 de l’Opéra de Dijon et 750.000 € vont aux trois conservatoires à rayonnement régional de Dijon, Besançon et Chalon-sur-Saône. Le spectacle vivant bénéficie de plus de 325.500 € pour des compagnies, des lieux de résidence et des structures de diffusion, tandis que 695.000 € financeront 51 festivals en 2026, dont 80.000 € pour « Chalon dans la Rue » et 42.000 € pour le festival « Idéklic » dans le Jura.

La restauration du patrimoine mobilise également 97.000 €, notamment pour la réfection des façades et de la toiture de l’église Notre-Dame de Salmaise en Côte-d’Or. Le sport n’est pas en reste avec 1,68 M€ : 1,49 M€ irrigue les ligues et comités bénéficiant à plus de 3.000 clubs sur le territoire, tandis que 45.500 € soutiennent 14 événements sportifs régionaux.

Du côté de l’économie, 1,06 M€ d’aides individuelles bénéficient à douze entreprises, notamment sous forme d’avances remboursables pour des TPE et PME dans des secteurs variés : mécanique de précision, biotechnologies agricoles, textile recyclé ou solutions de stockage d’énergie. La filière automobile reste surveillée de près, avec une avance à taux nul de 200.000 € accordée à ID Casting à Arbois, fonderie sous pression confrontée aux mutations du secteur.

Enfin, l’environnement mobilise 854.000 € : protection de la biodiversité, restauration des milieux aquatiques, vergers de sauvegarde et surveillance de la qualité de l’air complètent un tableau budgétaire qui, de la forêt aux lycées en passant par l’agriculture et le logement social, dessine les contours d’une politique régionale à la fois transversale et profondément ancrée dans les réalités locales.