Le CLS 2024-2028 mise sur un écosystème de soins intégré
Yonne. Le PETR Nord Yonne poursuit les actions menées l’an passé dans le cadre du CLS (Contrat Local Santé). L’objectif est clair : répondre aux enjeux sanitaires du territoire, surtout en termes de prévention et d’accès aux soins dans un contexte de pénurie de praticiens et de vieillissement démographique.
Lancé par le Grand Sénonais en 2018, le Contrat Local Santé (CLS) est étendu au PETR Nord Yonne (pôle d’équilibre territorial et rural) depuis janvier 2025. Deux ans auparavant, un diagnostic préalable avait permis de définir l’offre de santé du territoire ainsi que l’état de santé de la population. « J’espère pouvoir continuer sur le travail mené depuis maintenant cinq ans », s’est exprimée Nadège Naze, conseillère syndicale déléguée à la santé du PETR Nord Yonne en charge du projet, fraîchement réélue à la mairie de Villeneuve-sur-Yonne. Pour l’année 2026, l’équipe du CLS relève de nouveau le défi d’améliorer l’offre de soins. Un plan qui s’articule autour de plusieurs axes dont la démographie médicale, la prévention ou encore la santé mentale.
Fer de lance du PETR Nord Yonne, la prévention couvre une majorité du dispositif, pensé par ailleurs à très long terme. Célia Carillo, chargée de mission de l’ARS Bourgogne Franche-Comté, estime que la collectivité pourra réellement en mesurer l’impact d’ici une vingtaine d’années.
2026 : de nouveaux projets
Les actions du CLS mobilisent chaque année de nombreux partenaires et bénévoles et suscitent un intérêt grandissant du public. L’an dernier, quinze actions ont été menées afin de promouvoir le dépistage de ces maladies auprès de la population : Octobre Rose, contre le cancer du sein, Mars bleu, contre le cancer du côlon, suspendu en cette année en raison des élections municipales. En revanche, le Forum du diabète n’a pas eu le succès escompté, organisé à Savigny-sur-Clairis, lieu jugé trop « excentré », et dont la communication était insuffisante. En 2026, le PETR Nord Yonne renouvelle et renforce la plupart de ses actions, notamment autour de l’endométriose, la nutrition avec le PAT (Projet Alimentaire Territorial), la plateforme Pass Santé Jeunes, la santé sexuelle. Encore en réflexion quant à son format, le « Mois sans tabac » se tiendra en novembre. Sur la santé des plus jeunes, le CLS prévoit une sensibilisation accrue à l’impact des écrans, avec l’exposition Insupportable Portable. Le volet « sport-santé » sera mené en collaboration avec un enseignant APA (activité physique adaptée).
Renforcer l’offre de santé
La collectivité peine encore à endiguer la pénurie de praticiens. En cause, notamment : le vieillissement de la population qui entraîne une augmentation des besoins en santé et la répartition géographique inégale des médecins, malgré des efforts des zones rurales en termes d’attractivité. Nadège Naze ne peut que saluer « la synergie entre les partenaires de la santé et les préventionnistes. Pour un territoire et ses habitants, c’est essentiel ».
Le PETR ne s’avoue pas vaincu pour autant, actionnant divers leviers pour apporter des solutions aux patients, aux personnes vulnérables notamment : une politique d’accueil d’étudiants en médecine pour un semestre (27 internes pris en charge en 2025) et le renforcement des échanges interprofessionnels entre les praticiens, événements organisés par des établissements de santé du territoire.