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92e année

Le réseau de chaleur de Pontarlier se déploie

Aménagement. À Pontarlier, le réseau de chaleur continue son extension. Porté par le syndicat mixte Préval Haut-Doubs, il va circuler sur 20 kilomètres pour alimenter environ 70 bâtiments. La prochaine étape implique de faire passer les canalisations sous le pont de la Fauconnière, des travaux spectaculaires.

Préval Haut-Doubs poursuit le déploiement du réseau de chaleur de Pontarlier avec une opération d’envergure sous le pont de la Fauconnière. Préval Haut-Doubs

Mis en service en 1989, les canalisations du réseau de chaleur de Pontarlier, dont certaines sections sont en fonte, nécessitent d’être changées. Propriétaire du réseau, Préval Haut-Doubs, l’alimente avec une énergie locale dite de récupération grâce à l’incinération des déchets. Environ 36 000 tonnes de déchets sont ainsi valorisées en énergie chaque année. Le syndicat mixte renouvelle le réseau avec de l’acier mais opte surtout pour des éléments avec un diamètre de canalisation plus large pour répondre au développement programmé.

« Le nombre d’abonnés a déjà triplé en 30 ans » précise Préval. Le réseau de chaleur de Pontarlier alimente en eau chaude sanitaire et/ou en chauffage, des bâtiments tels que des résidences collectives, des équipements sportifs ou de loisirs, des entreprises ou encore des établissements scolaires. La condition nécessaire pour le raccordement d’une résidence collective est que le système de chauffage soit collectif, et ne soit pas électrique.

Avec 69 points de livraison, actuellement l’équivalent de 3 000 logements sont chauffés, ils devraient être plus de 4 000 équivalents logements à l’issue du programme, soit 30% des besoins d’énergie de la commune de Pontarlier. Parmi les plus anciens abonnés du réseau de chaleur, le centre hospitalier attend de profiter de ce nouveau raccordement au réseau pour s’appuyer sur cette énergie propre en remplacement des énergies fossiles utilisées.

Une opération très visible

L’opération d’installation des canalisations représente un peu plus de 480 000 euros, soutenu à 40% par l’ADEME. Particulièrement spectaculaire, ces travaux vont réunir différents corps de métiers et notamment des cordistes chargés de fixer des supports le long du pont puis les canalisations. Echafaudages, nacelles télescopiques, manutentions par grutage, … des barres de tubes enjamberont ensuite le Doubs sur 80 mètres. Ces opérations favoriseront l’emploi local. Depuis 2015, 3.5 millions d’euros ont été dépensé pour les travaux liés au réseau de chaleur avec le soutien de l’ADEME à hauteur de 1.9 millions d’euros à travers le dispositif Fonds Chaleur.

Nadège Hubert