Mobilités, grands projets et hommages au menu du conseil
Côte-d’Or. Jeudi 24 septembre se tenait le conseil métropolitain de Dijon Métropole.
Lors de la séance du conseil métropolitain du jeudi 24 septembre, le président François Rebsamen est revenu sur plusieurs dossiers clés de l’actualité métropolitaine à commencer par les 50 ans de la métropole, dont les festivités mettent un coup de projecteur sur les grandes réalisations passées, démontrant que « sur bien des sujets nous avons été en avance sur tous les autres », affirme l’élu.
Ont également été évoqués : la modernisation de l’unité de valorisation énergétique ; la nouvelle ligne de tramway qui va mobiliser des compétences d’ingénierie nécessitant l’embauche de huit personnes, ainsi que le lancement des démarches administratives auprès de la SNCF liées à l’emprise ferroviaire de la rue de Mayence ; le lancement d’Agronov 2 ; l’essor des zones d’activités de l’Écoparc à Saint-Apollinaire et de Beauregard ; ainsi que la pose de la première pierre de la Chocolaterie de Bourgogne : « la réussite d’un homme et d’une équipe, qui redonne vie à un patrimoine culinaire emblématique », s’enthousiasme François Rebsamen.
Le président est largement revenu sur les enjeux de transport et d’aménagement territorial. Il a notamment salué l’avancée du versement mobilité régionale ruralité, un nouveau levier financier porté au niveau régional sur la base d’une initiative qu’il avait lui-même poussée. Ce dispositif à hauteur de 0,15 % apportera des moyens inédits aux communautés de communes rurales comme à la région pour financer les infrastructures de mobilités. François Rebsamen y voit un levier essentiel pour renforcer la solidarité territoriale : « La métropole reçoit beaucoup du monde rural, mais elle donne aussi beaucoup », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de mieux connecter Dijon aux intercommunalités voisines.
Poursuivant sur le volet transports, François Rebsamen a évoqué le projet de Service express régional de mobilité, désormais porté par une quinzaine d’autorités organisatrices de la mobilité et la région Bourgogne Franche-Comté. Avec un objectif : résorber les flux quotidiens vers la capitale régionale : « 100.000 emplois privés, ça fait aussi 100.000 véhicules chaque jour qui rentrent dans la métropole », a martelé le président.
Hommages posthumes
Sur le volet de l’attractivité touristique, Dijon Métropole confirme son ambition d’acquérir le Grand Hall de la Cité de la Gastronomie pour un coût de fonctionnement annuel estimé à 80.000 euros, afin d’en faire la porte d’entrée des 23 communes vers la Route des Grands Crus.
La métropole soutient aussi l’enseignement supérieur avec 4,1 M€ pour le campus urbain Maret, dont la livraison est prévue pour début 2028, et 1 M€ débloqués pour la formation en odontologie auxquels s’ajoutent 3,8 M€ de la région BFC et 3,5 M€ de l’État.
La collectivité a également validé une convention de stationnement accompagnant un projet immobilier mené par BNP Paribas sur une « dent creuse » contiguë au siège de la métropole. Cet ancien terrain vague laissera place à une résidence de 73 logements, du T1 au T5, répondant notamment à la pénurie de grands logements familiaux. Pour éviter la création de parkings en surface, 37 places de stationnement seront concédées à proximité immédiate.
Malgré l’alerte sécheresse maximale, le prix de l’eau reste contenu sous le seuil symbolique des 4 € le mètre cube. Enfin, deux « dénominations commémoratives » ont été votées : l’arrêt de tramway Érasme est renommé « Érasme - François Patriat » en mémoire de l’ancien président de région, et la piscine olympique devient la piscine Gérard Dupire, saluant l’élu qui avait défendu sa fosse de plongée de 20 mètres.