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93e année

Montbéliard agit face au coût de l’énergie

Energie. Face à la hausse des prix de l’énergie et la nécessité d’opérer une transition environnementale, la Ville de Montbéliard envisage une diminution des éclairages, une baisse des températures dans les établissements publics et des investissements à venir.

Montbéliard agit face au coût de l'énergie
La Ville de Montbéliard cherche les économies d’énergie tout en réduisant ses factures. (Crédit : Denis Bretey – Ville de Montbéliard).

Douze pourcents d’économie d’énergie, tel est l’objectif que la Ville de Montbéliard s’est fixé lors du dernier conseil municipal mi-octobre, dépassant la demande gouvernementale. « Nous avons un plan à court terme mais aussi à moyen et long terme », insiste Marie-Noëlle Biguinet, maire de Montbéliard. Depuis le 1er novembre, la commune a encore réduit ses éclairages nocturnes, déjà suspendus entre une et cinq heures du matin, pour une coupure étendue de 23 heures à six heures du matin, sauf le week-end.

« Cette mesure devrait nous faire économiser 600.000 kWh par an soit, 235.000 euros au tarif actuel. » En complément, les monuments historiques réduiront aussi leurs éclairages, engendrant une économie de 3.000 euros supplémentaires. Mais l’élue craint que cela ne suffise pas face aux augmentations tarifaires attendues dès 2023, année où la collectivité devra renégocier ses contrats. « On estime l’augmentation entre 2,8% et 3,4% soit plus de deux millions d’euros supplémentaires pour le budget. »

140.000 euros d’économies prévus

La mairie met également en place des aménagements pour réduire la note de chauffage. Moins deux degrés au thermomètre dans le gymnase, un degré de moins dans les écoles et dans l’eau de la piscine… « Nous prévoyons 140.000 euros par an d’économie. » Sur le long terme, Marie-Noëlle Biguinet prévoit plusieurs investissements pour passer l’ensemble des éclairages publics en led. « Nous allons aussi nous attacher à intensifier notre politique d’isolation tant pour les écoles, les locaux associatifs que les services publics. Nous estimons entre 300.000 et 500.000 euros d’investissement à réaliser chaque année. On devra faire de la dentelle car ce qui est dépensé en fonctionnement, ne pourra l’être en investissement. » La maire sait également que l’une des réponses à apporter consiste en une production locale d’énergie. Des panneaux photovoltaïques pourraient s’installer sur du foncier appartenant à la ville tandis que deux millions d’euros serviraient à produire de l’hydroélectricité sur l’un des barrages.

Nadège Hubert