Première pierre pour la légumerie d’Auxonne
Côte-d’Or. Après son pôle de maraîchage, le département veut renforcer la souveraineté de la Côte-d’Or en se dotant d’une légumerie en 2027 à 6 M€ d’euros tandis qu’une cuisine centrale complétera cette chaine de l’alimentation en 2029, toutes deux à Auxonne.
Terre de maraîchage réputée, le territoire d’Auxonne accueillera en 2027 la légumerie départementale dont la première pierre a été posée le 30 juin. Le conseil départemental engage une enveloppe de 6 M€ pour construire un bâtiment de 840 m² dans lequel 50 tonnes de légumes seront transformées la première année, 200 tonnes à terme. Lavés, coupés et prêts à l’emploi, les produits serviront à renforcer la part d’alimentation locale dans les repas servis dans une quarantaine de collèges de Côte-d’Or. Chaque année, deux millions de repas y sont servis dans le département.
« Nous voulons aussi en faire un outil d’éducation au goût, à la saisonnalité et à la lutte contre le gaspillage », a insisté François Sauvadet, président du conseil départemental de Côte-d’Or. De son côté, Marie-Claire Bonnet-Vallet, présidente de la communauté de communes Auxonne-Pontailler-Val-de-Saône, souhaite reconnecter ce que mangent les enfants à la cantine avec ce qui est produit à proximité. « Bien manger est un enjeu de santé publique. » La future légumerie s’appuiera ainsi sur les exploitants agricoles du territoire mais aussi sur le pôle de maraîchage récemment inauguré à Perrigny-lès-Dijon. L’équipement contribuera également à l’insertion de publics éloignés de l’emploi, cinq la première année, jusqu’à 15 ensuite.
Un projet global
L’agence d’architecture BQ+A de Pesmes chargée du projet a imaginé une construction en béton teinté qui se veut résistant et pérenne. Le bâtiment a été pensé pour un travail dans des conditions optimales tandis que les panneaux photovoltaïques en toiture fourniront 50 % des besoins en énergie du site. Le cabinet a également remporté le marché de la future cuisine centrale portée par la communauté de communes Auxonne-Pontailler-Val-de-Saône et celle du Mirebellois-Fontenois qui se trouvera sur la même plateforme.
Les deux collectivités ont créé le syndicat mixte Grandir en goût. Avec le soutien du département, de l’État, du fonds européen Leader, les deux communautés de communes financent un projet de 6 M€ qui ouvrira ses portes en 2029. Un outil qui devrait poursuivre l’ambition du département de maîtriser l’ensemble de la chaîne alimentaire.