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93e année

RSA ou vendanges ? Les bénéficiaires n’ont plus à choisir

Emploi. Pour faire face à la demande de vendangeurs et inciter au retour à l’emploi, le CD71 va geler les revenus des vendanges dans le calcul du RSA.

Alors qu’en politique se pose la question d’une contrepartie pour les bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité active), le département de Saône-et-Loire propose une autre solution : la neutralisation des revenus des vendanges. Le dispositif RSA-Vendanges vise donc à exclure les sommes perçues dans le cadre des vendanges des calculs donnant droit au RSA, et ce, avec un double objectif : faciliter la réintégration professionnelle et répondre aux demandes des entreprises locales. En 2021 22% des emplois proposés dans le cadre des vendanges sont restés sans candidats.

64 millions par an pour la solidarité

Ce contrat gagnant-gagnant - qui existe en réalité depuis 2018 - devrait permettre aux bénéficiaires du RSA sur les 10 550 que compte le département et qui nécessite, chaque année, une dépense de 64 millions d’euros de retrouver le chemin de l’emploi. C’est aussi, pour les entreprises locales, une main d’œuvre qui manque : 10 844 demandeurs d’emploi avaient effectué les vendanges en 2020 contre 8 952 en 2021 avec une augmentation de 1% des seniors face à une catégorie d’âge moyenne de 25 à 49 ans chez les vendangeurs. Les bénéficiaires du RSA qui font les vendanges représentant 20 % de ces demandeurs d’emploi au niveau régional.

Un contrat de coopération public-public

Deuxième application mise en place dans la continuité du dispositif « RSA... ou comment Rebondir en Surmontant les obstacles ou les freins pour Accéder à l’emploi » voté par le conseil départemental en décembre 2021, un contrat de coopération public-public entre le département et les collectivités locales qui officialise un engagement de deux ans pour permettre un accompagnement dans la durée des bénéficiaires du RSA pour les relancer dans la vie active. A travers ces contrats de coopération, le département espère permettre à un millier de bénéficiaires de renouer avec la vie active dès la première année.

Antoine Gavory