Trois jours dijonnais pour verdir l’Europe
Côte-d’Or. Pour sa 27ᵉ édition, les Assises européennes de la transition énergétique s’installent pour la toute première fois à Dijon du 23 au 25 juin.
Sous le mot d’ordre de « Mobilisation générale », les Assises européennes de la transition énergétique à Dijon rassembleront 3.000 décideurs pour dessiner l’avenir énergétique des territoires dans un contexte politique et climatique sous haute tension. En accueillant ce rendez-vous annuel, co-organisé avec les métropoles de Bordeaux, Strasbourg, la Communauté urbaine de Dunkerque et l’Ademe, Dijon s’affirme comme un moteur de la transformation écologique en France. Cette édition 2026 arrive à un moment charnière : elle suit de près les élections municipales de mars et la publication par le gouvernement de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), qui redéfinit les priorités entre nucléaire et renouvelables. Le programme s’annonce dense avec 50 visites de sites, 11 plénières, 71 ateliers, huit Masterclass, dont des sessions médias pour aider les acteurs de la transition à déjouer les mécanismes de la désinformation climatique qualifiée de « poison lent », ainsi que plus d’une centaine d’intervenants d’envergure nationale et européenne qui se succéderont pour décrypter les enjeux de souveraineté énergétique et de décarbonation. Enjeux pour lesquels les collectivités locales se retrouvent plus que jamais en première ligne. Pour cette raison, cette édition mettra l’accent sur les nouveaux élus issus des récents scrutins, avec des Masterclass conçues « sur mesure pour les accompagner dans leur rôle de moteurs de la transition », précise les organisateurs.
Écologie citoyenne
Dijon profitera également de l’événement pour mettre en avant ses propres réussites visant à tendre vers un territoire zéro carbone en 2050, notamment grâce au projet pilote européen Response. Ce projet, dont la clôture officielle aura lieu durant les Assises, a permis de créer deux îlots à énergie positive dans le quartier de la Fontaine d’Ouche. Depuis mai 2025, ces installations visent à produire 20 % d’énergie de plus que la consommation des 600 logements et 24 bâtiments municipaux impliqués dans l’expérimentation. « Pour Dijon métropole, la question de l’énergie, mais aussi celle de la biodiversité, représentent des défis majeurs qui sont appréhendés de façon transversale dans toutes ses politiques publiques. Avec la conviction que l’énergie est un service essentiel auquel chaque citoyen a droit, à commencer par les plus fragiles, impliquant de passer d’une vision moins technique de l’écologie dans les quartiers à une vision qui émancipe les habitants et les rend acteurs de leur territoire ».