Informations régionales économiques et juridiques
93e année

Un « bouclier tarifaire » dans les cantines scolaires de Saône-et-Loire

Restauration. Pour aider les familles et poursuivre son développement de produits de qualité dans les cantines, le conseil départemental bloque les prix des repas des cantines de ses 51 collèges.

Un « bouclier tarifaire » dans les cantines scolaires
Maintenir un service de restauration collective de qualité sans grever le budget des familles : c’est l’objectif de ce bouclier tarifaire (Crédit : Conseil Départemental de Saône-et-Loire)

La restauration scolaire est aujourd’hui une priorité de Santé Publique France. De la pédagogie alimentaire à l’équilibre nutritionnel, le repas de la cantine constitue même parfois, dans certaines familles, le seul repas équilibré de la journée pour les enfants. Mais avec l’inflation des produits alimentaires, la hausse du coût des énergies et la récession qui s’annonce à grands coups de messages politiques, la cantine scolaire se retrouve aujourd’hui au milieu d’un cocktail explosif qui risque de peser lourdement sur les finances des familles.

Maintenir la qualité des produits, à quel coût ?

C’est précisément pour accompagner les familles, dans l’intérêt des enfants scolarisés, que le conseil départemental de Saône-et-Loire a pris la décision de bloquer les prix des repas dans les collèges du département. Pour les 2,3 millions de repas servis dans les 51 collèges, le tarif pour les familles sera donc maintenu à 3,29 euros jusqu’à la fin de l’année scolaire pour un coût de fabrication estimé à huit euros. Pour le conseil départemental qui prendra en charge l’augmentation des coûts, c’est une dépense supplémentaire de 400.000 euros jusqu’en juin 2023 - soit une hausse de 5 %.

Pour les élus départementaux, l’opération vise non seulement à accompagner les familles face à la détérioration du pouvoir d’achat, mais aussi à s’assurer que les enfants puissent continuer à bénéficier du service de restauration scolaire tout en maintenant la qualité des produits. Pour rappel, le département mise depuis plusieurs années sur le développement dans la préparation des repas des produits issus des circuits courts et des productions de saison via une plateforme d’approvisionnement appelée Agrilocal.

Antoine Gavory