Un budget orienté à la hausse pour les sapeurs-pompiers
Yonne. Le service départemental d’incendie et de secours de l’Yonne aborde 2026 avec un budget en légère progression et plusieurs priorités telles que les ressources humaines, la modernisation des équipements et la transition numérique.
Réuni en conseil d’administration, le service départemental d’incendie et de secours de l’Yonne (Sdis 89) a adopté à l’unanimité un budget primitif de fonctionnement de 31,7 M€ en 2026. Soit une progression de 500.000 € par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution s’appuie sur une contribution accrue des collectivités : le bloc communal apportera 16,3 M€ (+0,9 %) tandis que le conseil départemental financera à hauteur de 13,86 M€ (+ 1,17 %). Au-delà des chiffres, la collectivité affiche sa volonté de sécuriser l’avenir du service public de secours, alors que depuis plusieurs mois des voix s’élèvent pour dénoncer les conditions de travail des « hommes du feu » ainsi qu’un manque récurrent d’effectifs. L’essentiel des crédits reste donc prioritairement orienté vers les femmes et les hommes du Sdis. Sur l’enveloppe de fonctionnement, 23,1 M€ seront consacrés aux ressources humaines, dont 17,6 M€ pour la masse salariale. Les indemnités des sapeurs-pompiers volontaires mobiliseront 4 M€ supplémentaires, complétés par les actions sociales.
En parallèle, 6,7 M€ seront consacrés à l’investissement avec l’ouverture attendue de la caserne de Brienon-sur-Armançon et la fermeture de celle d’Aillant-sur-Tholon, commune nouvelle de Montholon.
Investissements ciblés
Les travaux sur les centres existants et le renouvellement de la flotte mobiliseront 1,6 M€. La transition numérique constitue, par ailleurs, un autre axe de progrès puisque 1,2 M€ sera consacré à l’informatique, en particulier pour le déploiement du logiciel national NexSIS, destiné à améliorer la géolocalisation des interventions et l’interopérabilité entre services de sécurité civile. Un nouvel outil déjà en vigueur dans le département de la Nièvre. Testée au printemps, la bascule vers ce nouvel outil est prévue au second semestre. Quant à la création d’un centre de traitement et de régulation des appels (CTRA) - communément appelé plateforme commune 15-18 - ardemment souhaitée par les élus locaux, elle devra encore patienter. Son ouverture n’est pas attendue avant 2029.