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93e année

Un foodtruck destinée à l’insertion des mineurs délinquants

Insertion. Inauguré récemment à Auxerre, rue de Preuilly, ce dispositif novateur a pour objectif d’initier les adolescents relevant de la protection judiciaire de la jeunesse aux métiers de la restauration et du service, puis de les orienter vers la voie de l’insertion professionnelle.

Yonne - Foodtruck - Mineurs - Délinquants - Insertion
Ce foodtruck a pour ambition de faire découvrir les métiers de bouche à des mineurs délinquants. (Crédit : Préfecture de l’Yonne).

Au gré de la demande, il va prendre la route tous les jeudis et faire étape dans une commune afin de proposer ses prestations de restauration rapide cuisinées avec des produits frais et élaborées localement avec des chefs. Derrière les fourneaux : des adolescents en difficulté suivis par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de l’Yonne et de la Nièvre.


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Née dans l’Essonne, cette initiative - la seconde seulement sur le territoire national - vient d’être dupliquée dans le département bourguignon par l’Unité éducative d’hébergement collectif (UEHC) d’Auxerre et la Direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse (DTPJJ), en partenariat avec l’Association laïque pour l’éducation, la formation, la prévention et l’autonomie (Alefpa).

Susciter de nouvelles vocations

Il s’agit pour les structures d’encadrement de faire découvrir les métiers de bouche à ces mineurs délinquants, au parcours scolaire bien souvent chaotique, en leur proposant une première immersion professionnelle « et plus globalement d’acquérir des savoir-faire et des savoir-être », souligne la préfecture de l’Yonne. En cas d’expérience concluante et en fonction de leur projet de réinsertion, ils pourront ainsi s’orienter vers la qualification la mieux adaptée.

Afin d’aménager, d’équiper et de mettre en circulation ce foodtruck baptisé « Le petit truck à grignoter », des subventions de l’État ont été nécessaires. « Ainsi une aide de 2.500 euros a été allouée au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), en cofinancement avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne-Franche-Comté dont l’aide s’élève à 3.500 euros. »

Stéphane Bourdier