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93e année

Un tourisme européen plus durable se dessine à Dijon

Europe. Les 17 et 18 mars derniers, Dijon accueillait les 27 ministres européens en charge du tourisme pour une réunion informelle. Un événement présidé par le ministre français Jean-Baptiste Lemoyne, aux côtés du commissaire européen Thierry Breton, dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne.

L’ensemble des ministres chargés du tourisme des États membres de l’Union européenne étaient invités par le ministre français Jean-Baptiste Lemoyne, aux côtés du commissaire européen Thierry Breton, à Dijon, dans le cadre d’une réunion informelle pour construire l’avenir du tourisme européen.
L’ensemble des ministres chargés du tourisme des États membres de l’Union européenne étaient invités par le ministre français Jean-Baptiste Lemoyne, aux côtés du commissaire européen Thierry Breton, à Dijon, dans le cadre d’une réunion informelle pour construire l’avenir du tourisme européen.
L’ensemble des ministres chargés du tourisme des États membres de l’Union européenne étaient invités par le ministre français Jean-Baptiste Lemoyne, aux côtés du commissaire européen Thierry Breton, à Dijon, dans le cadre d’une réunion informelle pour construire l’avenir du tourisme européen.
L’ensemble des ministres chargés du tourisme des États membres de l’Union européenne étaient invités par le ministre français Jean-Baptiste Lemoyne, aux côtés du commissaire européen Thierry Breton, à Dijon, dans le cadre d’une réunion informelle pour construire l’avenir du tourisme européen.
L’ensemble des ministres chargés du tourisme des États membres de l’Union européenne étaient invités par le ministre français Jean-Baptiste Lemoyne, aux côtés du commissaire européen Thierry Breton, à Dijon, dans le cadre d’une réunion informelle pour construire l’avenir du tourisme européen.

C’est dans un contexte pour le moins particulier que s’est déroulée la conférence des ministres du tourisme de l’Union européenne, les 17 et 18 mars derniers. Réunis « de manière informelle » comme l’a répété le ministre français Jean-Baptiste Lemoyne, les 27 ministres européens en charge du tourisme n’ont pu faire l’impasse sur la situation actuelle pour évoquer l’avenir du tourisme européen.

Le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton l’a d’ailleurs rappelé, non sans une certaine émotion : « La guerre sur le territoire européen, on pensait que c’était de l’histoire ancienne. Elle est pourtant aujourd’hui aux portes de notre frontière. Quatre États de l’Union européenne sont plus particulièrement concernés de par leur proximité avec le territoire ukrainien victime de l’agression inqualifiable de la Russie. Une agression d’une brutalité inimaginable qui a déjà amené 6,5 millions de personnes à fuir les bombes et désormais, plus de trois millions d’ukrainiens ont déjà franchi nos frontières ».

Le ministre délégué français en charge du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a de son côté voulu rendre hommage aux professionnels du secteur du tourisme qui, une fois encore, après deux années de crise sanitaire, « montrent toute leur capacité à se mobiliser. Au-delà des actions initiées dans le même élan de générosité que les européens, nous structurons naturellement dans la durée cet appui et ce soutien du secteur du tourisme pour faire face à ce défi de l’accueil des déplacés et réfugiés. Nous travaillons d’ailleurs à une charte commune avec le secteur de l’hôtellerie, avec mes collègues Marlène Schiappa et Emmanuelle Wargon ».

Faire de l’Europe la première destination durable

Deux thématiques étaient à l’ordre du jour de cette réunion informelle présidée par Jean-Baptiste Lemoyne aux côtés de Thierry Breton (deux régionaux de l’étape avec des origines plus ou moins proches avec l’Yonne) : le tourisme des Européens en Europe et faire de l’Europe la destination mondiale du tourisme durable. « Dès le début de la crise sanitaire, un certain nombre de dispositifs de soutien et d’appui ont été mis en place pour aider le secteur du tourisme. Si je prends le cas français, 30 milliards d’euros d’aides ont été débloqués. Et petit à petit lorsque l’étau s’est desserré et que nous avons pu juguler le virus et rouvrir l’activité, nous avons vu que le tourisme européen avait globalement mieux résisté que le tourisme des autres grandes régions du monde. Tout cela parce que nous avions le bénéfice d’une clientèle nationale de proximité qui était très importante et qui a redécouvert ses territoires, ses régions, ses pays, l’Europe, témoigne le ministre délégué en charge du tourisme. »

« Il y a une filière du tourisme qui se structure à l’échelle européenne. Tout ça va faire que nous allons sûrement pouvoir aller plus loin et plus vite ensemble. »

« On voit avec les évènements géopolitiques actuels que finalement ce thème a vraiment une importance majeure. Si ce qui arrive en Ukraine peut induire une perception peut-être de destination moins sûre pour l’ensemble des destinations européennes, il est important que nous rassurions naturellement toutes ces clientèles en dehors de l’Union européenne. Je crois qu’il y a eu un grand consensus pour développer le tourisme des Européens en Europe à travers un certain nombre d’outils. La numérisation pour mieux faire connaître et rendre visible toutes offres touristiques européennes mais aussi à travers la connectivité, pour faciliter les déplacements avec un engouement pour le ferroviaire qui est là. Et naturellement, renforcer le sentiment d’appartenance à cette Union européenne »

Gestion des déchets et tourisme de masse

De son côté, le commissaire européen a réaffirmé l’importance de travailler à l’échelle européenne pour faire de l’Europe la première destination en matière de tourisme durable : « Dans le terme durable, Il y a la dimension environnementale mais pas que. Quand on dit durable, c’est aussi préserver le patrimoine. On a parlé, avec les 27 ministres européens, de la gestion des déchets mais aussi du tourisme de masse. Il va falloir réinventer et revisiter tout ça pour un tourisme plus inclusif, plus respectueux de l’environnement et plus attentif à l’impact qu’il produit. La Commission soutient ces actions et une mobilisation sera potentiellement possible dans le cadre du plan de résilience pour accompagner ces mutations, y compris par rapport au choc nouveau que nous sommes en train de subir. »

« Elle vient de lancer son pacte de compétence tourisme. C’est l’un des 27 points dans notre parcours de transition qui a été proposé et discuté. En effet, le tourisme est un secteur économique extrêmement important, qui emploie plus de 23 millions de nos concitoyens européens. Aujourd’hui, on pense qu’il y a 1,5 à deux millions d’emplois non pourvus. On voit qu’il y a des opportunités. Certaines pourront être peut-être proposées à celles et ceux qui nous rejoignent »

La filière du tourisme se structure à l’échelle européenne

« Je me réjouis d’une chose c’est que pour la première fois, les ministres du tourisme de l’Union européenne se sont retrouvés en présentiel. Il a fallu attendre la crise pour qu’à ce moment-là, on passe en mode gestion de crise, qu’on se dise qu’il faut qu’on travaille ensemble pour trouver des solutions. Auparavant, finalement, chacun faisait un peu la course dans son coin et je me réjouis qu’il y ait depuis deux ans ce travail en commun conduit par la commission et les États membres. Il y a une filière du tourisme qui se structure à l’échelle européenne. Tout ça va faire que nous allons sûrement pouvoir aller plus loin et plus vite ensemble. Une grande prise de conscience que nos destins sont unis, y compris sur la dimension touristique qui est si importante dans l’économie européenne et dans l’économie de nos territoires et tout simplement dans nos vies. Il ne s’agit pas de repartir comme avant mais de faire mieux qu’avant », a conclu Jean-Baptiste Lemoyne.

Antonin Tabard