Collectivités

Un week-end à toute allure dans le Jura

Sport. Trois jours, quatre disciplines et plus d’une vingtaine de titres distribués… Le championnat de France de ski nordique a transformé le stade des Tuffes en véritable ruche sportive. L’événement confirme l’attrait grandissant pour les sports nordiques en France.

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Éric Perrot, Julia Simon ont continué sur leur lancée en remportant la mass-start. (Crédit : Enzo Beaudet)

Du vendredi au dimanche, le stade des Tuffes n’a pas eu une minute de répit. Sur les pistes comme au pas de tir, les épreuves se sont enchaînées à un rythme soutenu, avec près de six courses par jour. Ski de fond, biathlon, saut à ski et combiné nordique : rarement toutes les disciplines auront été réunies avec une telle intensité sur un même site. Au total, plus d’une vingtaine de titres nationaux ont été décernés, faisant de ce rendez-vous l’un des temps forts de la saison hivernale.

Le niveau, lui, était au rendez-vous. Organisée dans la foulée des Jeux olympiques d’hiver, la compétition a attiré plusieurs figures du collectif tricolore, encore dans le rythme des grandes échéances internationales. Une densité qui n’a pas empêché les jeunes talents de se montrer. Entre confirmations attendues et surprises, ces championnats ont aussi joué leur rôle de tremplin pour la relève. Dans les tribunes naturelles, le public n’a pas boudé son plaisir. Familles, licenciés et curieux se sont massés le long des parcours, profitant d’un spectacle aussi exigeant que spectaculaire. « On peut voir les athlètes de très près, ça change des grands événements à la télé. Et puis il y a une ambiance simple, conviviale, ça donne envie de revenir », confie Julien Martin, venu avec ses enfants.

Une machine bien huilée derrière les pistes

Mais pour offrir un tel spectacle, l’organisation a dû voir les choses en grand. Derrière les performances sportives, c’est toute une logistique qui s’est mise en place pendant plusieurs jours. Préparation et entretien des pistes, installation des infrastructures, gestion des flux de spectateurs, sécurité… Autant de postes qui mobilisent des dizaines de professionnels et de bénévoles. Pour la première fois, une billetterie a été mise en place, avec des tarifs volontairement modérés. Une évolution qui illustre les nouveaux enjeux économiques auxquels doivent faire face ce type de compétitions.

Côté affluence, là encore, les chiffres précis ne sont pas connus, mais les moyens déployés donnent une idée de l’ampleur. Plus de 1.200 places de stationnement, des navettes pour fluidifier l’accès au site, tout a été pensé pour accueillir plusieurs milliers de visiteurs sur l’ensemble du week-end. Et au-delà des données, c’est surtout une atmosphère qui s’est installée. Entre les encouragements le long des pistes, les cloches des supporters et les échanges entre passionnés, le ski nordique conserve cette identité à part. Un sport exigeant, certes, mais qui sait aussi cultiver sa proximité avec le public.

  • (Crédit : Enzo Beaudet)
  • (Crédit : Enzo Beaudet)
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