« Une forte demande dans les métiers de la logistique »
Yonne. Le 19 mars, Sens accueillait la 2e rencontre de l’emploi, de la formation et de l’orientation organisée par le Pôle économie et insertion professionnelle du Sénonais.

Le Journal du Palais. Quel premier bilan tirez-vous de l’affluence de cette édition 2025 ?
Emmanuel Crouzet, directeur du Peips. Nous avions un peu d’inquiétude, puisque le contexte économique, national et international, est tel que nous connaissons beaucoup d’entreprises du bassin économique dont les carnets de commandes sont un peu au ralenti. Mais plus de 70 entreprises, issues de l’Yonne et des départements limitrophes, et de tous secteurs confondus - industrie, logistique, bâtiment, agroalimentaire, grande distribution - ont répondu présentes. Nous enregistrons près de 1.500 visiteurs durant les deux jours. À présent, nous allons mettre en place un premier suivi avec chaque entreprise pour savoir combien ils ont « sourcé » de candidats. Ce qui nous intéresse à trois mois et à six mois, c’est de recenser les mises en action qui auront été faites grâce à ce salon.
Quelles sont les grandes tendances en matière de recrutement qui se dégagent dans le nord de l’Yonne ?
Nous sommes trop proches de la région parisienne pour avoir une spécificité. Mais je pense que la logistique va devenir une belle opportunité pour le Sénonais dans les mois qui viennent. Il a été annoncé plusieurs implantations dans le Gâtinais et dans les zones d’activité des Vauguillettes. Il existe aussi un public en demande de qualification dans ce secteur, mais nous comptons aussi bon nombre de missions d’intérim. Donc, nous pourrions avoir un bassin d’emploi qui, progressivement, se colore un peu logistique.
Quel est le profil type du candidat ?
Il n’existe pas vraiment de profil type. Nous avons des candidats âgés de 16 à 60 ans, qualifiés, titulaire d’un bac, d’un bac +3 ou d’un bac +5. Nous avons rencontré beaucoup de personnes motivées. Les entreprises nous le disent : elles sont prêtes, avec des CV mis à jour, et elles savent se présenter. Elles soulignent toutes la qualité des candidatures. C’est un bon « feedback » pour nous. Avec la multiplication des sites d’emploi sur internet, nous pourrions nous poser la question de l’opportunité d’un tel salon, parce que nous appliquons un peu des règles à l’ancienne, mais nous pensons que la relation humaine, notamment dans la mise en relation « emploi offre », reste très importante sur un territoire comme le nôtre."
Le Peips est né en 2018 du rapprochement de la Mission locale et du Plan local pour l’insertion et l’emploi (Plie)