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12 millions d’euros pour une nouvelle usine à Charquemont

Luxe. Spécialiste de la métallerie pour la filière du luxe, l’entreprise poursuit sa croissance et devrait également recruter 200 personnes d’ici à cinq ans.

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Représentation 3D du futur bâtiment du groupe FM Industries
Les travaux du futur bâtiment du groupe FM Industries - Sycrilor débuteront en début d’année 2024 pour s’achever un an plus tard. (Crédit : Cabinet d’architecture V2A)

Boucles de ceinture, serrures de sac à main, stylos et accessoires de mode font la spécialité du groupe FM Industries - Sycrilor. Avec trois implantations dans le Doubs sur les sept dont dispose l’entreprise en France, au Maroc, en Suisse et au Portugal, le groupe de métallerie de précision poursuit son développement. « Depuis huit ans environ, nous affichons une croissance annuelle de 20% en moyenne » précise Frédéric Maître, dirigeant du groupe.

Désormais à l’étroit, il a cherché un nouveau site d’implantation à proximité de l’une des usines existantes. « On a exploré plusieurs pistes proches de nos sites mais le seul projet viable en disponibilité et en surface se situe dans la zone d’activité de Charquemont, à cinq kilomètres de l’usine des Ecorces. »

Sur un terrain de 40 000 mètres carrés, le groupe FM Industries – Sycrilor va construire un bâtiment de 9 900 mètres carrés et débloquer entre 12 et 14 millions d’euros pour le réaliser. Les travaux devraient débuter en début d’année 2024 pour que la production soit opérationnelle en 2025.

Adaptabilité avant tout

Outre le bâtiment qui veut offrir un cadre de travail agréable aux salariés, l’enveloppe vise à acquérir de nouvelles technologies comme le PVD. Ce procédé de métallisation consiste à déposer une fine couche d’un matériau conducteur électrique sur un élément plastique.

« Nous le faisions en sous-traitance mais nous avons la volonté de fabriquer et maîtriser cette technologie en interne » insiste Frédéric Maître. Le nouveau bâtiment, qui remplacera le site de 1 500 mètres carrés des Ecorces mis en vente ultérieurement, sera par ailleurs modulable pour adapter les activités en fonction des besoins et des tendances de la mode.

Pour accompagner cet investissement, le groupe prévoit de recruter 200 personnes d’ici à cinq ans. « Il y a des difficultés de recrutement mais nous restons confiants dans notre capacité à former les gens à leur entrée. Nos métiers associent technique et artisanat. »