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ADSL, 2G, 3G... la fin d’une époque pour les télécommunications

Saône-et-Loire. ADSL, 2G, 3G : les réseaux historiques s’éteignent. Cyrille-Frantz Honegger, délégué régional SFR, sonne l’alerte : la transition vers la fibre et la 5G n’est plus une option.

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Cyrille-Frantz Honegger (au centre), directeur régional Centre-Est de SFR. (Crédit : SFR)

Le réseau de télécommunication cuivre, support historique de l’ADSL appartenant à Orange, vit ses dernières années. Mais bien que cette technologie arrive à son terme, « il n’y a pas d’effet d’aubaine » de la part des opérateurs, certifie Cyrille-Frantz Honegger, délégué régional de SFR Centre-Est : les clients de la filiale du groupe Altice migreront « vers la fibre sur des tarifs identiques mais avec plus de services ».

Exemple en Saône-et-Loire, où les communes d’Aluze et Chambilly sont déjà fermées à la commercialisation ADSL, avec une coupure technique totale prévue pour le 27 janvier 2027. La fermeture des services se poursuivra progressivement jusqu’en 2030, date à laquelle toutes les communes du département seront débranchées du cuivre. Le département est aujourd’hui intégralement fibré grâce à l’action de trois acteurs, dont XP Fibre (filiale de SFR). Actuellement, le taux de pénétration en Saône-et-Loire est de 60 %, laissant environ 40 % du parc encore sur ADSL.

Extinction programmée de la 2G et de la 3G

Après le fixe, le téléphone mobile fait également sa révolution avec l’arrêt des technologies des années 90. Cyrille-Frantz Honegger annonce un calendrier précis : l’arrêt de la 2G en 2026, suivi de la 3G en 2028. En Saône-et-Loire, SFR couvre déjà plus de 79 % de la population en 5G.

La transition est motivée par une recherche de performance et de sécurité, mais pas seulement. « Chaque fois qu’on fait un pas technologique dans les télécoms, on avance vers la sobriété énergétique », assure le directeur régional de l’opérateur. Une affirmation que nuance l’Arcep : si elle reconnaît l’efficacité énergétique des réseaux combinant 4G et 5G dans une zone densément peuplée qui pourrait être trois fois plus élevée que celle de la 4G seule, ce chiffre doit être relativisé à l’aune d’une utilisation accrue du réseau (streaming...), ce qu’on appelle « l’effet rebond ». Pour autant le déploiement est là aussi, en marche, et les clients invités à s’y adapter.

« Maillage humain » vs fracture numérique

Malgré la fin programmée du cuivre, des réticences persistent, notamment sur les travaux de raccordement final à domicile. Pour y répondre, SFR s’appuie sur ses boutiques qui servent de « guichet à visage humain » pour conseiller les publics moins à l’aise avec le digital.