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Archeon Medical lève 7,5 M€

Côte-d’Or. La start-up bisontine Archeon Medical entend prouver la façon dont sa solution contribue à accroître la survie sans séquelles neurologiques des patients en arrêt cardiaque en finalisant une levée de fonds pour réaliser une étude à l’échelle internationale.

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Archeon Medical a fait le lien entre l’utilisation de son dispositif EOlife et le triplement du taux de survie sans séquelles neurologiques des patients en arrêt cardiaque grâce à une première étude en France. Avec une levée de 7,5 M€, la start-up de Besançon veut mener une étude en situation réelle aux Pays-Bas et aux États-Unis.

« L’objectif est d’apporter la preuve irréfutable du besoin de monitorer la ventilation manuelle pour standardiser l’usage d’EOlife, améliorer la prise en charge des patients. C’est aussi une question de santé publique, avec des enjeux financiers pour les systèmes de santé », précise Alban de Luca, cofondateur.

Cette levée renforcera aussi la présence d’Archeon Medical aux Pays-Bas et sur le marché américain. « C’est un marché stratégique où notre innovation bénéficie déjà d’une traction commerciale avérée. Grâce à notre autorisation FDA et à l’implantation de notre filiale à New York, nous comptons aujourd’hui plus de 150 comptes clients actifs. » Pour y parvenir, ses effectifs de 25 collaborateurs passeront à une trentaine de personnes, avec l’objectif de monter à une quarantaine d’ici trois ans.

Des freins à la française

La qualité de la ventilation a longtemps été reléguée au second plan dans la prise en charge des arrêts cardiaques malgré les dommages irréversibles que cause la privation d’oxygène. Désormais, outre le SDIS du Doubs, d’autres ont manifesté leur intérêt tout comme des dizaines de départements.

« Cependant, les déploiements à grande échelle freinent en raison de blocages structurels propres au système français », regrette Pierre-Edouard Saillard, cofondateur, qui rappelle que les SDIS relèvent des collectivités et de l’Intérieur, tandis que le bénéfice médical relève de la santé publique (ARS), « rendant l’identification du financeur complexe », tandis que la technologie n’est pas encore remboursée, restant à la charge des services d’urgence.