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Asnières-lès-Dijon : réouverture et nouveau positionnement de l’enseigne Villaverde.

Commerce. Mercredi 9 septembre, la jardinerie Villaverde d’Asnières-lès-Dijon ouvrait en nocturne en prélude de sa réouverture à la clientèle pour une soirée spéciale dédiée à la trentaine de collaborateurs et aux fournisseurs.

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Les collaborateurs de l’enseigne ont remis un cadeau aux dirigeants. (Crédit : JDP.)

Lionel et Francine Richardot, à la tête de l’enseigne du groupe Villaverdequi a succédé aux Pépinières Mercier (créées en 1968), ont présenté à cette occasion un magasin entièrement revu à la fois pour répondre aux attentes des clients, ainsi qu’aux attendus d’un nouveau positionnement d’entreprise RSE résumé par la formule « Verde thérapie ». « Nous avons enlevé les "irritants", et créé un cheminement plus simple pour les clients, avec les plantes de serre chaude mises en valeur et un espace agrandi de décoration », détaille Lionel Richardot. Le marché du jardinage, après un engouement explosif post-covid est devenu plus mature, et les magasins doivent savoir se démarquer pour capter une clientèle plus urbaine et plus jeune tout en conservant les usagers fidèles. Pour Villaverde, « l’honnêteté, la qualité et le conseil » sont les éléments de différenciation côté clients, assure Lionel Richardot, qui entend faire de l’enseigne, au-delà d’un commerce, le lieu d’un temps « vivant », où la connexion aux saisons et aux éléments prendrait sa place dans nos vies digitalisées : par exemple, petits mammifères et oiseaux ne sont plus vendus en magasin et les clients plutôt orientés vers des éleveurs.

Politique énergétique et sourcing local

Une volonté traduite également via une politique RSE exigeante, qui a vu le recrutement de deux collaborateurs, un changement des énergies (1.500 m2 de panneaux photovoltaïques dans les parkings fournissent 30% de la consommation), un abandon du gaz naturel pour la géothermie, un sourcing si possible local (Bourgogne plantes) et un mécénat avec le conservatoire des espaces naturels de Bourgogne. Des investissements conséquents (500.000 € pour la géothermie financés à 50% par l’Ademe), d’abord dictés « par le bon sens économique » à l’heure de la flambée des énergies, reconnaît Lionel Richardot, mais qui prennent tout leur sens alors que le public commence à se préoccuper de l’impact environnemental de sa consommation et que les valeurs d’entreprise sont un facteur d’attractivité. « Quand nous investissons 300.000 € pour les ombrières photovoltaïques des parkings, nous rendons service à nos clients, nous facilitons la mobilité électrique de notre personnel et nous rendons visibles ce que l’on fait », résume le dirigeant. Enfin, l’enseigne lance le concept de « Cercle du vivant » pour impliquer ses clients dans l’évolution du magasin, « ses initiatives et sa nouvelle dynamique ». Fréquenté par une clientèle « du sud de Dijon à la route de Langres et jusqu’à Pouilly-en-Auxois », l’enseigne compte sur son positionnement pour conforter sa place dans un marché très concurrentiel. « Cette jardinerie, conclut Lionel Richardot, est animée par des hommes et des femmes qui ont la passion du végétal. Mais elle n’a de sens que si elle est utile et inspirante pour ses clients mais aussi pour son territoire ». Villaverde Asnières-lès-Dijon affichait 7 M€ de CA en 2025.