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Comment attirer et retenir les talents en nord Côte-d’Or ?

Emploi. Devant ses difficultés à recruter sur le territoire de Semur-en-Auxois, le groupe De Dietrich cherche à fédérer d’autres acteurs économiques autour d’une solution commune.

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  • Activité industrielle
    Le groupe De Dietrich à Semur-en-Auxois cherche à fédérer les industriels pour élaborer ensemble un dispositif de formation pour faciliter les recrutements. (Crédit : De Dietrich)
  • La formation pour faciliter les recrutements
    Le groupe De Dietrich à Semur-en-Auxois cherche à fédérer les industriels pour élaborer ensemble un dispositif de formation pour faciliter les recrutements. (Crédit : De Dietrich)

Usineur, chaudronnier, monteur ou encore polisseur, l’activité du groupe De Dietrich s’appuie sur des savoir-faire industriels qu’il faut transmettre. « Nous avons une pyramide des âges qui vieillit et nous devons penser à transférer les compétences en accueillant des jeunes » souligne Frédéric Guichard, directeur exécutif du groupe.

Sur son site de Semur-en-Auxois, l’entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de lignes de production pour les industriels de la chimie fine et de la chimie pharmaceutique emploie 85 personnes. Bien qu’elle ait finalisé l’ensemble des recrutements qu’elle avait prévu, l’entreprise a rencontré quelques difficultés pour y parvenir.

« Il y a une demande critique, c’est un besoin de territoire. En collaborant avec d’autres entreprises on pourrait trouver une solution commune. » Frédéric Guichard s’est inspiré de l’action du groupe De Dietrich en Alsace qui a créé des formations en fonction de ses besoins. « Cette usine emploie 400 personnes et forme désormais huit à dix personnes par an en les rémunérant avec un CQPM à la clé. En mutualisant les besoins, nous pourrions faire la même chose ici. »

Surmonter les défis qui arrivent

Le responsable s’est tourné vers l’UIMM de Côte-d’Or pour réunir les industriels de son territoire tels que les acteurs de la Métal Valley de Montbard pour penser une solution pour demain. « Le plus tôt sera le mieux pour mettre en place ce projet mais il faut trouver le bon format, définir comment travailler avec l’UIMM et où former les gens entre Dijon et le nord Côte-d’Or. »

Faire venir les talents dans le nord du département soulève l’incontournable problématique de la mobilité. « Quand les gens viennent, ils restent mais il faut des solutions. » Le directeur exécutif, dont l’entreprise exporte 80% de sa production, regrette ainsi la suppression du TGV reliant Montbard à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

« C’est un frein pour nos techniciens qui se déplacent à l’international mais aussi pour nos clients qui viennent réceptionner leurs équipements. Nous avions des américains il y a encore quelques jours, ils ont dû louer une voiture et sont arrivés fatigués. Il faut trouver l’équilibre entre écologie et attractivité des milieux ruraux. »