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92e année

Auxerre : La Mélodie des Pains renait de ses cendres

Artisanat. Après avoir été victime d’un terrible incendie en janvier dernier, la boulangerie-pâtisserie-snacking du quartier Rive droite s’apprête à rouvrir demain. Avec un optimisme sans faille, la présidente de la société, Micheline Nègre, revient sur ses longs mois de procédures et de reconstruction.

Sabrina Aubry, directrice générale, Manuel Mercier, chef de production, et Micheline Nègre, présidente de la SAS JDP

Ils sont impatients d’accueillir de nouveau leur clientèle. À l’angle de l’avenue Jean-Mermoz et de la rue Louis-Renault, la Mélodie des Pains a fait peau neuve. Et pour cause : le dimanche 24 janvier, le commerce auxerrois a été la proie des flammes. L’incendie, vraisemblablement d’origine électrique - « les experts en assurance cherchent encore une explication » - a ravagé l’ensemble de la partie administrative et les machines nécessaires à la production. Huit heures auront été nécessaires aux hommes du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de l’Yonne pour éteindre le feu.

« Ils ne restaient plus aucune trace des factures, de la comptabilité, des bulletins de salaire… », explique Micheline Nègre. « Même pas un Post-it », résume la directrice générale, Sabrina Aubry. L’ensemble du personnel - les huit boulangers-pâtissiers et les deux apprenties en vente - se retrouvent alors, du jour au lendemain, en chômage à temps partiel. Au bout de quatre mois de procédures avec les assurances, les travaux de reconstruction ont pu enfin commencer.

Un nouveau challenge

Malgré ce coup du sort survenu après une année en demi-teinte en raison du contexte sanitaire, Micheline Nègre, entrepreneuse d’expériences - elle est notamment la fondatrice de La Belle Crousteline reprise par la Fournée dorée en 2011 - ne s’est pas laissée abattre. « Ce n’est pas dans mon tempérament, d’autant plus quand vous pouvez compter sur une équipe formidable. »

L’acquisition du nouveau parc machines et les travaux sur le bâtiment représentent un investissement de 700.000 euros. « Nous avons fait appel à 90% à des entreprises locales qui avaient déjà participé aux travaux à Bassou et ici en 2013. Nous avons pris un mois de retard à cause des difficultés d’approvisionnement dans certains matériaux mais l’équipe est prête à relever le défi : enchaîner la réouverture puis les fêtes de fin d’année. »

Stéphane Bourdier