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92e année

AVS Communication anticipe le futur avec une nouvelle machine

Investissement. Bénéficiaire du guichet Industrie du futur, dans le cadre de France relance, l’entreprise dijonnaise AVS Communication a pu s’équiper d’une nouvelle machine de découpe.

Éric Pierrat et Natacha Vieille ont inauguré, avec Marie-Hélène Juillard- Randrian, la nouvelle machine acquise par AVS Communication grâce à France relance. JDP

La crise sanitaire n’aura pas épargné AVS Communication et pourtant, l’entreprise dijonnaise spécialisée dans la signalétique a préféré voir en avant avec notamment un projet global d’investissement chiffré à hauteur de 400.000 euros. « Pendant un an, nous avons perdu une part non négligeable de notre activité et alors que nous avons repris mi-juin, nous pouvons déjà dire que les indicateurs sont très bons et ce à tout point de vue », témoigne Arthur Deballon.

C’est dans ce cadre qu’AVS Communication s’est offert une nouvelle machine de découpe subventionnée à hauteur de 160.900 euros (soit 40% du coût total de l’investissement) par l’État, dans le cadre du guichet Industrie du futur de France relance. Inauguré fin septembre en présence d’Éric Pierrat, secrétaire général pour les affaires régionales au sein de la préfecture de région, et Natacha Vieille, sous-préfète à la relance, aux côtés de Marie-Hélène Juillard-Randrian, vice-présidente de Dijon métropole en charge notament des PME, ce nouvel équipement de la marque suisse Zund permet à AVS Communication la découpe de presque tous les types de matières (adhésif, papier, carton, PVC, aluminium, plexiglass, tissu ou encore fibre de carbone) dans des tailles pouvant aller jusqu’à 3,2 mètres sur 2,5 mètres.

Des recrutements et un changement de rythme

S’il a repris en 2011 l’entreprise fondée par son père en 1989, le jeune dirigeant a, dès la crise de 2009, prôné une politique d’investissement et de recrutement, passant de 10 collaborateurs à 23. « J’ai d’ailleurs actuellement cinq postes ouverts ! Je recherche des collaborateurs qui ont vraiment l’envie et la capacité de travailler en horaires décalés, qui ont le goût du beau et qui sont réactifs. On les formera et on leur apprendra le métier », se targue-t-il.

En effet, face à la demande de plus en plus forte, AVS Communication devrait prochainement passer en 2-8. « Plus les machines tournent, mieux c’est. Notre objectif est de ne plus avoir aucun stade de sous-traitance à la fin de notre plan d’investissement. » Alors que l’entreprise dijonnaise a perdu près d’un million d’euros de chiffre d’affaires sur chacun des deux exercices 2019- 2020 et 2020-2021, son dirigeant est assez confiant quant à l’idée d’au moins retrouver son chiffre d’affaires d’avant crise qui avoisinait les trois millions d’euros.

Antonin Tabard