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Best of 2025 : retour sur les temps forts de octobre

Contrastes. Entre fermeté régalienne et douceurs sucrées, l’actualité varie les plaisirs. Tandis que l’État dresse le bilan de la délinquance et arme la région contre les cyberattaques, le secteur agroalimentaire célèbre ses réussites : un anniversaire historique pour l’usine LU de Besançon, un démarrage en trombe pour l’huilerie du Champs Frémy et une trésorerie renflouée pour les agriculteurs via la PAC.

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Délinquance : un bilan globalement positif

Le préfet de la Côte-d’Or Paul Mourier, entouré du procureur de la République et des représentants des Forces de l’ordre a dressé un bilan du Plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien, lancé en début d’année, déclinaison locale d’une feuille de route distribuée aux préfets par le ministre de l’Intérieur, alors démissionnaire, Bruno Retailleau. Si les chiffres attestent une délinquance globalement en baisse, ils restent très préoccupants quant aux violences sexuelles, ainsi qu’aux violences liées au narcotrafic qui inquiètent fortement les élus. Si l’impression d’un mécanisme impossible à enrayer demeure - les sommes en jeu étant colossales - l’État et la Justice se refusent à la résignation et soulignent, d’une part, la fermeté face aux consommateurs, mais aussi les actions de prévention, notamment vis-à-vis des plus jeunes.

Le csirt-bfc lauréat d’un ami national

Le Centre régional d’alerte et de réaction aux attaques informatiques Bourgogne Franche-Comté (CSIRT-BFC) porté par l’ARNia est lauréat de l’Appel à manifestation d’intérêt Ralec (Renforcement de l’Accompagnement Local aux enjeux de Cybersécurité) lancé par l’ANSSI en août dernier. Ce renouvellement s’accompagne d’un financement de 400.000 € accordé par l’État à travers l’ANSSI, destiné à consolider les moyens humains et techniques du CSIRT-BFC, renforcer les actions de prévention et de sensibilisation, et poursuivre le développement d’un service public régional de cybersécurité accessible à tous les acteurs du territoire.

Besançon : lu... et approuvé depuis 60 ans !

Trois lignes de production réparties sur 8.000 m2, 11.000 tonnes de gâteaux produites par an, dont 30 % exportées vers 11 pays, partenariat avec une quinzaine de céréaliers dans un rayon de 250 km, 130 collaborateurs cette année... Autant de chiffres marqueurs du poids économique du site bisontin de Mondelez International. L’usine née il y a 60 ans sous pavillon Vandamme, fabriquant du célèbre pain d’épices Prosper, était passée chez LU à la fin des années 1990 ; la marque alors propriété de Danone a été rachetée par le groupe américain en 2007. Mondelez International affiche ainsi un ancrage historique en France : « c’est l’un des pays d’Europe qui compte le plus d’usines pour le groupe », appuie Amelie Vidal-Simi, pdg de Mondelez France, dont les produits sont présents dans neuf foyers sur dix et consommés par 93 % des Français. Ce géant de l’agroalimentaire emploie environ 27.000 collaborateurs sur 12 sites, dont neuf de production et un centre de R&D européen à Saclay.

Au champs frémy, l’huile bio fait recette

Une pièce de 10m2 construite en panneaux triply dans un hangar, une presse mécanique, un embouteilleur ; voilà à quoi se résume l’huilerie du Champs Frémy, créée fin 2024 par Sébastien et Virginie Laprévote à Chaume-et-Courchamp, près de Sacquenay. « On vient d’acheter un corps de ferme où nous allons transférer toute l’activité et la maison », précise Sébastien. Un déménagement qui intervient moins d’un an après la création de l’huilerie « victime » de son succès : « Au départ on a créé l’huilerie pour faire face à la baisse des cours des céréales bio mais en moins d’un an, nous sommes déjà à 1.500 litres produits et la demande va en augmentant ».

Pac : une avance record annoncée dans l’yonne

Nommée pour la quatrième fois en un an au ministère de l’Agriculture, la ministre doubienne et ancienne maire de Morteau, Annie Genevard, était en déplacement jeudi 16 octobre à Quenne (Yonne) pour annoncer le lancement des versements des avances d’aides inhérentes à la Politique agricole commune (PAC). Un moment important pour les agriculteurs, qui permet d’améliorer leur trésorerie dans un contexte de crises multiples - rendement, climatique, budgétaire ou financière. Réputée pour ses retards de versement, qui ont amené par le passé l’Union européenne à appliquer des pénalités financières aux États membres en cas de non-paiement, cette campagne d’avance de versements cumule les records : 4,68 Mds €, dont 97,5 % seront versés sous trois jours à 263.966 exploitations.