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BSB : le pari du sur-mesure face aux géants

Côte-d’Or. Face aux groupes de 15.000 étudiants, la Burgundy School of Business (BSB) refuse la massification. Avec 40 M€ de budget, 300 collaborateurs et 3.000 étudiants, l’établissement centenaire mise sur le sur-mesure, des niches mondiales et une école de la négociation.

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Photo de Olivier Léon
Olivier Léon, directeur général délégué de la BSB. Crédit : JDP.

Dans un paysage éducatif privé frappé pour la première fois par un léger tassement national de ses effectifs, la stratégie de la taille critique a longtemps fait loi. Au début des années 2010, les grandes manoeuvres de consolidation ont donné naissance à d’immenses groupes comme Skema, Kedge ou Neoma, affichant aujourd’hui entre 10.000 et 15.000 étudiants répartis sur trois campus : le site historique de Dijon (12.000 m²), complété depuis septembre 2025 par un nouveau campus de 9 000 m² à Lyon et une antenne de 250 m² à Paris.

Expertise de niche

À Dijon (et sur son campus de Lyon), BSB(Burgundy School of Business) a fait un choix inverse. Pour cette rentrée, la PME bourguignonne de 300 collaborateurs accueille un flux de 1.400 nouveaux entrants pour maintenir un effectif global d’environ 3.000 étudiants sur ses deux campus. Sur ces nouvelles recrues, 500 rejoignent le Bachelor, 800 intègrent le Programme Grande École (PGE) et 100 intègrent les programmes spécialisés (vins, culture, DBA).

« L’ADN de l’école, c’est de garder une forme de proximité avec nos étudiants, de ne pas adopter un modèle industriel, de garder cette capacité à accompagner nos étudiants », confirme Olivier Léon, directeur général délégué de BSB. L’établissement a ainsi développé des dispositifs dédiés : le programme Pathfinder, alliant coaching et IA pour définir un projet académique et professionnel personnalisé, accompagne l’étudiant du premier jour à son insertion professionnelle, tandis que le Help Center apporte un soutien quotidien face aux difficultés personnelles ou scolaires.

« Si je veux bien étudier, il faut que je sois dans un environnement qui me convienne, bien dans ma tête, bien dans ma peau. Ce sont des conditions favorables à un bon apprentissage », appuie encore le dirigeant. Cette stratégie porte ses fruits, BSB ayant été classée 1ère école de commerce au classement national HappyAtSchool en 2025.

Miser sur l’humain

Appuyée sur un socle académique garanti par une triple accréditation internationale (EQUIS, AACSB, AMBA), BSB développe des « écoles dans l’école » valorisant le terroir et le savoir-faire français. Sa School of Wine & Spirits Business (management des vins et spiritueux) prend naturellement appui sur « une marque formidable et un terroir formidable qu’est la Bourgogne », un atout notamment pour le recrutement d’étudiants à l’international ; sa School of Arts and Culture Management, dédiée au management culturel, revendique 40 ans d’expertise au sein de l’établissement.

Face à l’essor rapide de l’intelligence artificielle, l’établissement mise sur le développement intensif des qualités humaines et relationnelles indispensables en entreprise. « Tout ce qui est soft skills devient de plus en plus important : capacité à travailler en équipe, capacité à se positionner dans une organisation, capacité à écouter l’autre, à être empathique », souligne Olivier Léon.

La BSB a donc créé des programmes spécifiques, qui pourront s’avérer différenciants lors des recrutements : le Leadership Skills Institute, un parcours obligatoire pour appréhender le leadership de soi, de son équipe et de son organisation, et la School of Negotiation, un projet novateur lancé avec la structure TTA (fondée par Laurent Cambalbert, ancien négociateur du RAID) pour former l’ensemble des étudiants à la négociation complexe et éthique, allant jusqu’à une spécialisation Master préparant au poste de Chief Negotiation Officer.