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CEBFC, des voeux à l’offensive

Côte-d’Or. Éric Fougère, président du conseil de surveillance et Jérôme Ballet, président du directoire, se sont exprimés à l’occasion des voeux.

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(Crédits : JDP )

Hasard du calendrier : c’est alors que Nathalie Koenders faisait son entrée en campagne en annonçant officiellement sa candidature à l’élection municipale sur les réseaux qu’Éric Fougère, président du conseil de surveillance de la Caisse d’épargne BFC (à gauche sur la photo), appellait à « une impulsion politique forte de la part des futurs élus municipaux pour inciter les entreprises à s’implanter ».

Il a souligné que l’attractivité dépend intrinsèquement des moyens de communication, jugeant parfois complexe l’accès aux hubs comme Roissy ou Lyon déplorant notamment l’arrêt de la ligne TGV vers Lille, qualifiant cette décision d’« erreur monumentale », tout en se réjouissant d’un retour prochain pour faciliter la mobilité des jeunes actifs - pas exactement la teneur des propos du pdg de la SNCF Jean Castex lors de sa visite il y a quelques jours, mais pour lequel les élus, François Rebsamen et la région en tête, continuent à se mobiliser.

Le développement régional suit un « cercle vertueux » qui débute par l’installation des entreprises, a détaillé Éric Fougère, « attirer les entreprises sur le territoire, c’est s’assurer d’un développement de l’emploi », précisant que ces actifs consomment et se logent ensuite localement, faisant vivre les écoles et les structures publiques.

De son côté, Jérôme Ballet, président du directoire du groupe bancaire régional a mis en avant la solidité et l’utilité de l’institution, qu’il définit par trois piliers : « une banque coopérative, ancrée territorialement et responsable ». Contestant la rumeur sur la frilosité bancaire, le président du directoire a révélé qu’en 2025, la CEBFC a engagé près de 2,4 Mds € de crédits à long terme toutes clientèles confondues.

La banque s’affirme comme le premier financeur du secteur public et territorial, avec 200 M€ de crédits octroyés pour soutenir les collectivités. Avec un réseau de 169 agences, l’institution mise sur une stratégie alliant « le meilleur de l’humain et du digital ». Un point d’honneur est mis sur la proximité : les décisions sont prises localement, que ce soit en agence ou au siège à Dijon, garantissant une « réactivité » indispensable aux acteurs économiques.