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93e année

En 2023, la boucherie industrielle va recruter en Saône-et-Loire

Emploi. La coopérative agricole bretonne Agrial vient d’acquérir un bâtiment à Cuisery (Saône-et-Loire) pour y implanter une usine Maitre Jacques, sa branche spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de produits élaborés de boucherie. Le futur site devrait créer au moins 50 emplois en CDI.

Maître Jacques vient d’acquérir un bâtiment à Cuisery pour reproduire son site de production bouchère existant à Rennes. Aletheia Press / Maître Jacques

En croissance depuis plusieurs années, avec un chiffre d’affaires passé de 43 millions d’euros en 2015 à 60 millions d’euros en 2021, le breton Maitre Jacques arrive en Bourgogne. Alors que le site historique de Rennes atteint les limites de ses capacités de production, la coopérative agricole Agrial a fait l’acquisition d’un bâtiment à Cuisery pour cette branche dédiée à la viande. « Plutôt que de reprendre une activité existante, j’ai fait le choix d’un nouveau projet industriel pur dupliquer ce qui marche à Rennes » précise Laurent Saccol, directeur général de Maître Jacques.

En plus d’accompagner le développement de l’entreprise, la nouvelle implantation vise à optimiser la commercialisation des produits ultra-frais dans l’Est de la France. « Nous avons des dates limite de consommation très courtes. Depuis Cuisery, nous pourrons rayonner de Strasbourg à Montpellier et dans l’extrême Sud-Ouest. Nous lèverons également des contraintes logistiques vis-à-vis de nos clients qui attendent leurs livraisons dans la journée. »

Des emplois à la clé

Après 12 mois de travaux d’agrandissement pour passer de 6.500 à 7.200 mètres carrés et des réaménagements pour répondre aux normes de l’activité bouchère de Maître Jacques, l’ancien bâtiment, jusque-là consacré à la production de saumon fumé, devrait être opérationnel début 2023. Sur place, les huit salariés encore en poste seront ensuite engagés par le repreneur.

« Nous voulons redonner vie à ce site voué à devenir une friche industrielle en embauchant 50 CDI et atteindre une centaine d’équivalents temps plein avec des intérimaires. » L’usine de Rennes et ses 250 collaborateurs produisent 7.500 tonnes de produits bouchers élaborés. Ils se destinent à être vendus aux rayons coupe et frais-emballé des grandes et moyennes surfaces en France.

Nadège Hubert