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93e année

Ennoia rend la 3D accessible aux hôpitaux

Santé. À Besançon, la jeune entreprise Ennoia accompagne les établissements de santé dans l’utilisation de l’impression 3D médicale. Orthopédie, chirurgie vasculaire, … la 3D facilite le travail des chirurgiens tandis qu’Ennoia souhaite développer ses propres dispositifs médicaux.

Conseil pour la mise en place de l’impression 3D au sein des services d’un hôpital, Ennoia entend devenir un fabricant de dispositifs médicaux à part entière grâce à cette technologie. Ennoia

Dans le cas d’une fracture de bassin par exemple, l’impression 3D permet au chirurgien de simuler le repositionnement des os sur un logiciel puis d’imprimer l’objet pour visualiser l’intervention, échanger avec ses confrères ou avec le patient. « Nous accompagnons le développement de l’impression 3D au sein des établissements de santé, dans tous les services, par l’installation d’une mini-usine pour qu’ils deviennent autonomes sur l’ingénierie et l’impression 3D. Nous guidons le choix du matériel, des logiciels » détaille Benjamin Billotet, fondateur d’Ennoia en août 2018.

L’ancien ingénieur biomédical passé par l’université de Besançon fait ses préconisations pour un investissement qui peut aller de 20.000 à 200.000 euros en fonction des spécialités et des applications. Cette technologie intervient également en chirurgie vasculaire ou pour la réalisation d’implant et de prothèse sur-mesure pour la reconstruction osseuse.

La 3D pour demain

Ennoia s’appuie aujourd’hui sur cinq collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires 2021 de 120.000 euros. Alors que l’entreprise était installée à Lyon, Benjamin Billotet a choisi de revenir sur ses terres natales, de profiter de l’écosystème de Temis, technopole, microtechniques et santé et de se rapprocher d’un partenaire privilégié, le CHU de Besançon. « Nous menons également des recherches portées par le CHU et l’université de Besançon sur les pathologies des tumeurs rénales chez l’enfant dans le cadre d’un consortium franco-suisse. »

Prestataire de service, l’entreprise envisage de développer ses propres dispositifs médicaux grâce au travail de son bureau d’étude. Ennoia a par ailleurs déposé un brevet portant sur un instrument destiné à faciliter la chirurgie de repositionnement des mâchoires. Bien que le potentiel ne manque pas pour son activité, le dirigeant ne souhaite pas ouvrir son capital mais continue à grandir sereinement.

Nadège Hubert