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FFB : recruter plus et mieux

Région BFC. Pour contrecarrer les problèmes de recrutement de sa filière, la FFB BFC a signé un partenariat avec France Travail ainsi que les réseaux Cap Emploi et de la Mission locale.

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Catherine Durand, (Chéops), Stéphane Bailly, (France Travail), Stéphane Gazelle (FFB BFC) et Laure Reviglio (missions locales de BFC) ont signé une convention de partenariat. (Crédit JDP.)

Sur les 10.000 offres d’emploi déposées par les entreprises du bâtiment en Bourgogne Franche-Comté, 60 % ont été pourvues en 2025. « C’est bien mais nous ne devons pas nous en satisfaire et faire monter le curseur, d’autant que nos emplois sont non délocalisables », a introduit Stéphane Gazelle, président de la FFB de Bourgogne Franche-Comté. À l’heure de l’intelligence artificielle, il insiste sur « l’intelligence de la main qui aura toujours un rôle à jouer, à condition de pouvoir recruter. » Dans cette optique, la FFB régionale signe une convention avec France Travail, le réseau Cheops des antennes Cap Emploi et le réseau des missions locales. « Nous sommes une région modeste mais qui a impulsé ce partenariat ensuite étendu aux autres régions et filières. Ce travail mené ensemble permet d’avoir un impact avec des recrutements qui ont du sens », souligne Stéphane Bailly, directeur régional de France Travail. Sur les 200.000 inscrits, l’établissement public estime que 9.850 demandeurs d’emploi souhaitent s’orienter vers le bâtiment.

Des mots aux actes

Pour faciliter les rencontres et donc les recrutements, les différents partenaires multiplient les outils. Les job datings permettent au vivier de candidats d’échanger directement avec les employeurs, les Duo Days amènent les personnes en situation de handicap à découvrir une entreprise tandis que sur le principe de réciprocité, un dirigeant peut se rendre dans une structure d’activité pour personnes en situation de handicap. « Nous venons aussi en appui, en conseil pour faciliter le maintien dans l’emploi ou pour adapter un poste, souvent avec de simples aménagements », insiste Catherine Durand, déléguée régionale de Cheops.

Mais l’immersion conserve la préférence de tous, acteurs de l’emploi ou entreprise. « Quand on fait passer un entretien, c’est parfois difficile de juger quelqu’un en une heure de temps. Grâce à l’immersion, on peut mieux se faire une idée réciproque », estime Stéphane Gazelle. De leur côté, les missions locales ont ainsi placé plus de 100 jeunes en immersion dans une entreprise du bâtiment depuis le début d’année 2026.