Inocel déploie son groupe électrogène à hydrogène
Territoire de Belfort. Produits dans la gigafactory de Belfort, les piles à combustible et générateur à hydrogène conçus par Inocel ont trouvé leurs premiers clients à commencer par le groupe Acciona qui les utilise en alternative au diesel sur un chantier portuaire en Espagne.
Initiée en 2024, la gigafactory d’Inocel installée sur le territoire de Belfort est pleinement opérationnelle depuis le premier trimestre 2026. Sur place, la startup iséroise produit non seulement des piles à combustible à base d’hydrogène mais aussi des générateurs à hydrogène de 300 et 600 kVA de puissance (kilovoltampère) visant à remplacer les générateurs diesel. Une solution sans émissions de CO2 qui a séduit Acciona spécialisé dans le BTP et l’immobilier. Le groupe espagnol s’est doté d’un premier générateur d’Inocel pour la construction de caissons portuaires sur le territoire de Valence en Espagne. « Ce chantier implique un fort niveau de puissance pour accompagner l’électrification des engins et alimenter les bases de vie », explique Jules Billiet, PDG d’Inocel.
Une montée en puissance
Depuis sa mise en activité, la gigafactory d’Inocel a réalisé ses sept premiers déploiements tandis que sept autres suivront sur la fin d’année 2026. Le dirigeant prévoit une cinquantaine de clients supplémentaires en 2027. « Nos marchés se situent en Angleterre, aux Pays-Bas, en Norvège, en Finlande ou en Suède, où les émissions de CO2 et de NOx sont limitées. »
Espérant que la France facilitera l’accès à l’hydrogène après avoir subventionné la filière, Inocel anticipe une montée en puissance de son usine qui peut actuellement produire 90 MW de générateurs par an mais dispose d’une capacité à atteindre 1 GW selon les besoins futurs de ses clients. « Nous adressons le secteur des chantiers de construction mais aussi les industriels et les acteurs de l’évènementiel. Nous avons aussi une petite part d’activité dans la mobilité routière et maritime autour de la pile à combustible. »
Jules Billiet estime que le contexte international a vocation à encourager le développement de l’hydrogène dans le cadre de l’indépendance énergétique. « Un générateur dure 5 à 20 ans et s’inscrit dans une stratégie à moyen terme. Pour l’heure plus cher à l’achat, il est compétitif à l’utilisation quand le prix du diesel augmente. En 2030, nous devrions aussi être compétitifs à l’achat. » Pour accompagner ce déploiement international et cette montée en cadence, Inocel devrait recruter pour passer de 85 à 120 collaborateurs d’ici la fin d’année 2027.