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Komex, le pari sportif de l’indépendance

Côte-d’Or. Komex, comme « comité exécutif » ? Le clin d’oeil est assumé. À Dijon, l’ancienne salle de fitness Gigafit change d’enseigne et surtout de modèle. Pas de déménagement ni de révolution dans les équipements : le club reste à la même adresse, mais quitte la franchise pour voler de ses propres ailes.

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Alan Villegas à gauche avec Lolita et Laurien Leduc
Alan Villegas (gérant) à gauche avec Lolita (commerciale) et Laurien Leduc (chargé d’évènement). (Crédit : JDP.)

Derrière cette nouvelle identité, Alan Villegas, cogérant, avec Julien Camdesoucens, de la salle de fitness située rue Sully, à Dijon, veut désormais construire une marque de fitness indépendante avant, à terme, de la transformer en franchise.

Le divorce avec Gigafit France était devenu, depuis quelques temps, une évidence. « La force de Gigafit lorsque nous avons démarré en 2019, c’était la puissance du marketing web et le développement national », confie le patron. Mais, le Covid a trop vite stoppé la dynamique. Le club a donc dû « faire seul », développer sa propre communication, programmer ses propres événements…

Chirurgiens, avocats et bodybuilders

Et son contrat de sept ans avec le poids lourd du fitness français s’achevant, Alan et ses équipes ont tout simplement décroché l’ancienne enseigne pour la remplacer par la nouvelle, dont le nom et le look ont été imaginés en interne avec le soutien de l’agence dijonnaise BWA pour le web marketing. Cette nouvelle liberté, Alan veut désormais l’utiliser pour investir davantage dans sa propre communication. Une stratégie qui, selon lui, commence déjà à produire ses effets : « le changement de nom a notamment attiré des influenceurs fitness et des sportifs et athlètes de haut niveau qui viennent s’entraîner chez nous ».

À l’origine très positionnée sur le bodybuilding, la clientèle s’est aussi élargie, avec désormais des chirurgiens, des avocats ou des dirigeants d’entreprise, sans oublier les sportifs notamment handisports.

Propriétaire en 2027 ?

Le changement d’enseigne doit surtout servir de tremplin à un projet plus ambitieux : créer « une communauté » autour de la marque « autour d’un fort sentiment d’adhésion » et multiplier les événements.

Premier test grandeur nature : 100 % Komex, une compétition de fitness hybride organisée le dimanche 15 novembre sur le site de la BA 102 (voir ci-contre). Le principe reprend les codes des nouvelles compétitions qui mélangent force, endurance et explosivité, dans un format imaginé par l’équipe dijonnaise.

Derrière la salle et la compétition, c’est bien un modèle économique que Komex cherche à construire. Le club devrait réaliser environ 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2026 et vise les 3 M€ à horizon 2030. Alan envisage déjà l’ouverture d’autres salles et ne cache pas son ambition de devenir propriétaire, en 2027. Dans tous les cas, il envisage une augmentation de la surface. Après avoir perdu environ trois années de développement avec le Covid, le patron de Komex estime avoir désormais « les épaules » pour accélérer.

Un business musclé

Du CrossFit à l’Hyrox, les épreuves de fitness sont devenues un véritable marché. Lancé en 2007 avec une poignée de compétiteurs en Californie, le CrossFit a rapidement transformé l’entraînement en spectacle. En 2011, Reebok signe un partenariat de dix ans et devient le sponsor titre des CrossFit Games : le prize money passe alors à 1 million de dollars. La même année, plus de 26 000 sportifs participent au CrossFit Open.

Le modèle inspire une nouvelle génération de compétitions. Créé en 2017, Hyrox revendique désormais plus de 1,5 million de participants annuels dans le monde et plus de 100 villes couvertes. À Paris, l’épreuve est passée de 3 004 participants en 2023 à plus de 20 000 en 2026. Avec autant de chiffre d’affaires généré par les prix des inscriptions.