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93e année

KP1 économise grâce à ses déchets bois

Entreprises. À Ciel (Saône-et-Loire), KP1 a signé fin 2021 un partenariat avec l’association d’insertion Tremplin installée à Pierre-de-Bresse. En plus de recruter deux salariés, l’entreprise donne une seconde vie au bois tout en réalisant des économies

Chantier de l'entreprise KP1
Chantier de l’entreprise KP1 Le site KP1 de ciel s’est engagé dans une démarche pour donner une seconde vie à ses déchets de bois. KP1

Si le béton reste l’activité de KP1, spécialiste de la préfabrication de prédalles en béton précontraint et de dalles alvéolées, l’entreprise a également recours à du bois pour stocker et transporter ses produits. « Nous utilisons des palettes mais aussi des chevrons et des traversant en chêne pour l’empilage » précise Emmanuel Vernay, responsable d’exploitation du site de Ciel qui emploie 60 personnes. Alors quand, en milieu d’année 2021,l’association d’insertion Tremplin de Pierre-de-Bresse est venue à sa rencontre pour l’encourager à recruter du personnel éloigné de l’emploi et lui présenter ses activités, l’idée d’un partenariat s’est faite jour. KP1 a d’une part recruté deux salariés proposés par l’association mais aussi engagé une nouvelle démarche pour le traitement du bois. « Les palettes pourront devenir des meubles tandis que le reste sera transformé en bardage pour l’éco-pâturage ou en copeaux pour aménager les espaces verts. »

Economique et écologique

Chaque année, le site KP1 de Ciel se débarrasse d’environ 30 tonnes de bois. « Nous pouvons nous en servir environ pendant un an, en fonction des usages, mais nous devons changer quand il s’abîme. » Jusqu’à présent, l’entreprise jetait ces déchets à la benne avant de les confier à un prestataire, un service facturé 150 euros la tonne. « Désormais, nous n’avons qu’à payer le transport soit 50 euros pour trois tonnes. » L’association, installée à moins de 20 kilomètres, vient récupérer le bois et se charge de lui donner une seconde vie. Le responsable de site estime réaliser une économie de 5.000 euros par antout en participant de la transition écologique. « Nous nous fournissons déjà à proximité pour nos matières avec du ciment et des agrégats qui viennent du Jura ou de Côte-d’Or. »

Nadège Hubert