Entreprises

L’ECM revendique un modèle “résistant”

Éducation. Malgré ce contexte budgétaire tendu, l’ECM continue d’avancer. L’école de commerce et de management, qui a fêté ses 30 ans en 2025, revendique une vision de long terme, à contre-courant des ajustements successifs de l’État

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(Crédits : ECM)

Implantée sur huit campus, dont Dijon, Besançon, Mulhouse, Strasbourg ou encore Reims, ECM accueille aujourd’hui près de 2.200 étudiants, majoritairement en alternance sur les métiers du marketing, de la communication, ou encore du management. Un ADN assumé, hérité du groupe Igensia Education, pionnier de l’apprentissage dès les années 1980 et propriétaire d’ECM depuis septembre dernier. « Bon gré ou mal gré, on avance », résume Sébastien Cretin, responsable développement chez ECM (photo ci-dessous). Face à la baisse progressive des niveaux de prise en charge et au recul des aides aux entreprises, l’école a fait le choix « de ne pas brader sa pédagogie ». Rationalisation des effectifs, recherche de tailles de promotion viables, continuité des parcours : l’ajustement est fin, et parfaitement assumé.

Sébastien Cretin (Crédits : ECM)

Mais l’ECM mise aussi sur l’adéquation emploi-formation. En Bourgogne Franche-Comté notamment, un territoire jugé dynamique, l’école estime être « en phase avec les besoins du marché ». Les « référentiels » de cours sont à jours, notamment avec une intégration forte des modules dédiés à l’IA ou encore au RSE et à la citoyenneté. « Nous avons notamment des modules transverses appelés “les questions du temps présent”, où l’on apprend à lire une feuille de paye, où l’on parle de laïcité et d’inclusion », détaille Nizarr Bourchada, directeur général adjoint du groupe.

Et le pari semble tenir. « Les formations affichent des taux d’insertion professionnelle compris entre 91 et 100 % six mois après diplomation, et un taux de rupture inférieur à 5 %. » souligne-t-il. Nos interlocuteurs rappellent que « l’apprentissage touche une population très variée. Pour certains jeunes, c’est la seule porte d’entrée vers l’enseignement supérieur. À ce titre, il faut maintenir les budgets de la formation, notamment pour les entreprises de moins de 250 salariés ».

Enfin, dans un paysage où le nombre « d’organismes proposant de l’alternance a fortement augmenté », le groupe se dit favorable « à un renforcement des contrôles ». À condition qu’ils soient coordonnés. « Il y a eu des dérives depuis 2018. Il faut structurer les contrôles, et pas seulement les multiplier, pour gagner en efficacité », conclut la direction.