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L’ IA rebat déjà les cartes

L’intelligence artificielle bouleverse déjà le marché du travail, en particulier dans les métiers tertiaires.

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(Crédits : FREEPIX)

Traduction, rédaction, fonctions administratives ou juridiques voient une partie de leurs compétences automatisées, interrogeant la pertinence de certaines formations longues. À l’inverse, les métiers artisanaux et techniques apparaissent beaucoup plus résilients. « L’IA peut accompagner, mais elle ne remplacera ni le geste, ni la création, ni la relation humaine », souligne Séverine Delidais, directrice générale de l’École des métiers de Dijon Métropole (lire aussi page 15). Cuisine, métiers de bouche, maintenance ou artisanat reposent sur des savoir-faire concrets, une présence physique et une responsabilité directe impossibles à automatiser.

(Crédit photo : ECM.)

Pour autant, l’École des métiers de Dijon Métropole ne se place pas en opposition à la technologie. Elle intègre déjà le numérique et des outils innovants dans ses formations. « Il ne s’agit pas de former contre l’IA, mais de former des professionnels capables de s’en servir intelligemment », insiste la directrice.

À l’ECM (lire aussi L’ECM revendique un modèle “résistant”), pourtant spécialiste des métiers serviciels, réputés les plus en danger, l’intelligence artificielle est intégrée aux formations comme un outil professionnel à part entière. Depuis longtemps. « Nous formons les étudiants à travailler avec ces technologies pour devenir des professionnels augmentés, mais pas remplacés », ironise Nizarr Bourchada, directeur adjoint du groupe ECM. L’IA est utilisée pour accompagner la réflexion, l’employabilité et la recherche d’alternance, tout en posant une question centrale : celle du progrès social et de la responsabilité, désormais pleinement intégrées aux parcours.

« Nous formons les étudiants à travailler avec ces technologies pour devenir des professionnels augmentés, mais pas remplacés. »
Nizarr Bourchada, directeur général adjoint du groupe ECM.