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93e année

La Cocebi va implanter une unité de fabrication de flocons d’avoine à Nitry

Agriculture. Fruit d’un partenariat avec cinq autres entités issues de l’agriculture biologique, la coopérative céréalière présidée par Guillaume Conseil entend répondre à la demande croissante des consommateurs et participer au mouvement de la relocalisation de la production.

Depuis sa création en 1983, la Cocebi (Coopérative céréalière biologique de Bourgogne), attachée au concept de commerce équitable, ne cesse de grandir. Pionnière dans la valorisation de l’agriculture bio, elle compte désormais 260 adhérents répartis dans la région et les départements limitrophes. L’an dernier, elle a enregistré un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros et collecté quelques 35.000 tonnes de céréales. Soit une quarantaine de productions différentes destinées à l’alimentation humaine et animale.

Afin de répondre à la demande des consommateurs intolérants au lactose (boisson végétale à base d’avoine) ou au gluten (flocons d’avoine), la coopérative agricole va implanter avec la participation de cinq autres associés - des acteurs historiques de la filière biologique - une unité de fabrication à Nitry. Sur un terrain adjacent au siège de la Cocebi et de son site de production qui comporte l’unité de décorticage, l’usine devrait être opérationnelle à l’été 2023.

Un investissement de sept millions d’euros

Dans ce pool d’investisseurs figurent, outre la Cocebi - l’actionnaire principal - les coopératives de céréales biologiques Biocer, située dans l’Eure, et Probiolor installée en Meurthe-et-Moselle, les fabricants Cereco (Groupe Triballat) en Ille-et-Villaine et Favrichon dans la Loire, ainsi que le réseau de magasins Biocoop. « Aujourd’hui les outils de production ne sont plus adaptés à la réalité du marché », explique Guillaume Conseil, le président de la Cocebi. « Nous participons également à la volonté de Biocoop de relocaliser intégralement la production en France ». L’ouverture de cette unité, dont le début des travaux devrait débuter dans six mois, demande un investissement de sept millions d’euros. Elle devrait créer huit emplois dans les cinq prochaines années.

Stéphane Bourdier