La Toison d’Or bat ses records
Côte-d’Or / Exclusif. L’artiste dijonnais Skima y exposera du 2 au 30 avril une quarantaine d’oeuvres dont des originaux. Une opération qui fait suite à l’exposition en partenariat avec le musée du Louvre l’année dernière, qui vient concrétiser la volonté de la directrice Solène Jourde de faire du centre commercial un « lieu de vie ». Les chiffres semblent lui donner raison.
C’est une information du Journal du Palais : durant le mois d’avril (du 2 au 30), le Dijonnais Skima, spécialisé dans la représentation hyperréaliste, sera présent à la Toison d’Or. L’artiste y exposera 40 oeuvres, dont des originaux, dans un espace de 70 m2. L’hybridation du centre commercial, à la fois lieu de shopping et lieu de vie est une des clefs du développement selon la directrice du lieu Solène Jourde, qui souhaite pérenniser cette dimension plurielle capable de toucher tous les publics. L’exposition Skima s’inscrit directement dans la lignée de la collaboration passée en 2025 avec le musée du Louvre. « Le fait d’avoir organisé le Louvre, ça a un peu ouvert les portes à beaucoup d’artistes. Même les musées de Dijon se sont dit : “en fait c’est complètement possible d’exposer”. C’est à plus long terme avec ces musées, mais on discute », se réjouit la jeune femme.
Bilan record
Une satisfaction qui vient parachever un bilan 2025 « exceptionnel » puisqu’avec 8,4 millions de visiteurs accueillis en 2025, le centre commercial dijonnais retrouve son niveau record de 2016. Les indicateurs sont sans appel : une hausse de 1,7 % du flux client et une progression de 1,4 % du chiffre d’affaires.
Stratégie d’enseignes payante
Cette dynamique repose sur un renouvellement soutenu de l’offre commerciale avec 11 ouvertures sur l’année, incluant des marques comme Bershka ou Normal. Cette vitalité permet au centre d’afficher un taux de vacance exceptionnellement bas, inférieur à 2 %. « Ces ouvertures stratégiques qui étaient très attendues nous ont permis aussi de continuer à fidéliser l’ensemble de nos clients », analyse Solène Jourde.
Dans un secteur du prêt-à-porter qui se reconfigure avec la concurrence féroce des enseignes digitales et de l’ultra fast-fashion, la directrice mise sur un mix commercial unique et des exclusivités fortes qui représentent 47 % de l’offre du centre. Pour orienter cette stratégie, la direction sonde régulièrement sa clientèle via les réseaux sociaux, des bornes interactives et les avis Google. Ces enquêtes de satisfaction font émerger des attentes précises, notamment pour des enseignes internationales non encore présentes. « En ce moment, on a beaucoup Uniqlo qui revient dans les attentes et on sait aussi qu’il nous faut des enseignes comme Stradivarius pour compléter le groupe Inditex (Zara, Pull&Bear, Bershka, Ndlr). On a cette chance de les avoir uniquement chez nous ». Courant 2026, l’arrivée de la marque parisienne Nin & Laur confirme ce dynamisme. L’annonce d’une boutique Legami (papeterie fantaisie) à la place de Minelli a déjà déchaîné l’enthousiasme sur les réseaux.
Cap sur la restauration
Pour l’année à venir, la Toison d’Or entend s’adapter aux évolutions de son environnement urbain, comme la mise en service du futur bâtiment Osmose qui accueillera 400 agents du conseil départemental. Si l’offre brasserie est conséquente, quiconque ambitionne de déjeuner à La Toison d’Or le sait, les places sont très convoitées !
« On peut quasi tout faire dans un centre commercial. C’est un lieu de vie et ça permet aussi aux clients de pouvoir profiter d’un moment plus culturel, plus convivial aussi ».
- Solène Jourde, directrice de La Toison d’Or.
L’accent est donc mis sur le segment de la restauration pour répondre à la nouvelle clientèle de bureaux, notamment via l’implantation de kiosques « On a rajouté Bohémon, des Poké bowls qui cartonnent, Dream Donuts, Yogurt factory… On sait qu’entre 11h et 14h, c’est un moment dans la journée où effectivement tout le monde autour du centre vient déjeuner. On a tout intérêt à déployer et à développer ce segment-là et on sait qu’il manque quelques offres, notamment des offres un peu plus healthy », analyse Solène Jourde. Toujours dans l’optique de développer le centre commercial comme lieu de vie, la directrice souligne « l’amélioration du parcours client, avec des espaces repos renforcés ». Avec ses 78.000 m2, le plus grand centre commercial de BFC attire dans un rayon de 150 km.