Informations régionales économiques et juridiques
92e année

Le centre Leclerc pousse les murs

Santé. Depuis quelques mois, le Centre Georges-François Leclerc s’est engagé dans un important projet d’extension pour accompagner le développement de ses activités et améliorer la prise en charge des patients.

Eric Poivey

« Nos activités ont fortement progressé sur les dix dernières années. On parle en effet de 50 à 60 % patients supplémentaires. Cela s’explique notamment par le fait que le nombre de personnes touchées par les cancers ne diminue pas. Puis, nous disposons d’un plateau technique spécialisé qui n’a pas d’équivalent dans la région. Nous faisons par exemple partie d’un des trois établissements français à s’être dotés d’un accélérateur de radiothérapie couplé à l’IRM. Ces équipements de pointe et notre réputation contribuent fortement à attirer des patients qui parfois, viennent de très loin. »

Chiffre clé : Près de 45 c’est en millions d’euros, le coût de l’investissement total pour ce projet d’extension. (Centre Georges-François Leclerc)

« Si on a développé, avec de nombreux établissements hospitaliers, des partenariats pour permettre un accès aux meilleurs traitements possibles pour les patients les plus isolés, nous ne pouvons pas toujours extérioriser ces soins. Par conséquent, les locaux sont devenus inadaptés pour faire face à l’afflux de patients qui est déjà en progression de 10 % depuis le début de l’année. Nous manquons d’espace pour de nombreuses activités qu’il s’agisse des consultations externes, des laboratoires, des pharmacies qui rencontrent des problèmes de stockage ou encore des bureaux et des vestiaires dans lesquels le personnel qui est passé de 450 à 900 en une décennie, est à l’étroit », constate Alain Lalié, directeur général adjoint.

L’autre difficulté de l’établissement porte spécifiquement sur le manque de chambres individuelles, de plus en plus demandées notamment en raison de la pandémie de Covid-19. La décision de réaliser des travaux d’extension a donc été votée par le Conseil d’administration en décembre 2019 pour un début des travaux initié cette année et pour une durée de quatre ans.

Un chantier en plusieurs phases

« Nous avons pris un an de retard en raison du virus. Le chantier qui se déroulera en plusieurs phases a donc débuté à la fin du mois d’avril de cette année. » À terme, la terrasse du bâtiment existant accueillera une extension permettant l’accueil d’une vingtaine de lits. Le parking actuel va quant à lui abriter un bâtiment de 12.000 mètres carrés de dix niveaux (du -2 au +7) permettant notamment la création 36 chambres individuelles. « En tout, nous allons créer 13.300 mètres carrés supplémentaires », annonce-t-il.

Militine Guinet