Entreprises

Le château de Villefargeau fait de l’événementiel son nouveau royaume

Yonne. Repris en 2023 par la famille Chabrol, le vaste édifice ne se contente plus d’être un monument historique. Mariages, séminaires, hébergements… Julie Chabrol veut faire vivre le domaine 365 jours par an.

Lecture 3 min
Photo du château de Villefargeau
Le château de Villefargeau est construit pendant le XVIIIe siècle puis remanié au XIXe. Crédit : Chateau de Villefargeau.

Quand Julie Chabrol reprend le château de Villefargeau avec sa famille en janvier 2023, l’ambition est claire : transformer ce patrimoine en une véritable entreprise d’événementiel. Si les mariages constituent aujourd’hui le cœur de l’activité, ils ne suffisent pas à remplir un calendrier fortement dépendant de la belle saison. « Notre activité principale, ce sont les mariages, mais on essaie de développer de plus en plus les événements d’entreprise. L’idée, c’est d’avoir un planning plein le week-end comme en semaine », explique-t-elle.

Le défi est de taille. Lors de la reprise, le planning était vide, alors que les futurs mariés réservent souvent un à deux ans à l’avance. « On a commencé en janvier 2023 avec un agenda vide. Ça prend du temps. Cette quatrième saison, c’est la première vraie bonne saison », constate la dirigeante. Pour lisser l’activité, le château s’appuie aussi sur deux gîtes, proposés à la location hors périodes de réception, ainsi que sur une nouvelle prestation de coordination le jour du mariage, permettant aux mariés de profiter pleinement de leur journée.

Clientèle venue de Paris… et un ancrage local assumé

Le château rayonne aujourd’hui bien au-delà de l’Yonne. Près de 80 % des couples viennent d’Île-de-France, séduits par un cadre verdoyant et des coûts plus abordables qu’à Paris. « Ils ont envie de nature, de liberté. Le fait que je sois du coin leur plaît aussi. Et pour les habitants d’ici, c’est important qu’un patrimoine local soit repris par quelqu’un du territoire plutôt que par un investisseur extérieur », souligne Julie Chabrol.

Le développement se poursuit avec un nouveau projet : deux gîtes supplémentaires seront exploités dès 2027, faisant passer la capacité d’hébergement de 20 à 34 couchages. « Je sais que j’ai perdu des affaires parce qu’on n’avait pas assez de couchages. C’était une de nos priorités », affirme-t-elle. Au-delà de son activité, la dirigeante souhaite également faire travailler l’économie locale. Traiteurs, fleuristes, photographes ou artisans : « On essaie au maximum de faire travailler des prestataires locaux. J’adore quand on fait vivre l’écosystème d’ici. »